Sexualités

Chlamydia: l’IST insidieuse

De fait, les chlamydia ne sont pas la plus spectaculaire, ni la plus glamour des infections sexuellement transmissible (IST) – mais pour autant, ce n’est pas la moins dangereuse.

Avec un nombre de déclarations qui a plus que doublé en 5 ans, les chlamydia font leur come-back sur la scène des infections sexuellement transmissibles. Ces bactéries se transmettent relativement facilement. Pas besoin d’une pénétration: un contact intime, un coup de langue, un frotti-frotta confraternel avec un partenaire infecté, et la bactérie peut s’installer dans la gorge, dans l’anus, aux yeux ou, le plus souvent, sur les parois du col de l’utérus (pour les filles) ou de l’urètre (pour les filles et les garçons), voire s’étendre aux trompes (chez les filles) et à l’épididyme (le canal qui achemine le sperme des testicules à l’urètre, chez les garçons). Les manifestations peuvent alors être violentes: douleurs, inflammation, fièvres, écoulements abondants… Mais c’est quand ces infections ne se manifestent pas, et restent ignorées, que le patient ou la patiente court le plus de risques: infertilité, risques lors de la grossesse. Et ce n’est pas tout, l’infection accroîtrait la perméabilité au VIH lors de contacts non protégés.

Bref, plein de bonnes raisons pour prendre ces bactéries casse-bonbons au sérieux. Se laver les mains après un contact sexuel, utiliser les moyens de prévention (à commencer par le préservatif) et, surtout, se faire dépister. Les chlamydia se laissent détecter directement par un prélèvement au niveau des muqueuses de l’urètre ou par un examen d’urine, puis se traitent facilement au moyen d’antibiotiques. Avec, bien sûr, tournée générale pour vos partenaires.

LGV, à prendre avec des gants

Dans la même famille, la nouvelle vedette s’appelle LGV, pour «lymphogranulomatose vénérienne». A l’automne dernier les premiers cas de cette variété de chlamydia ont été signalés en Suisse. Jusqu’ici, celle-ci concerne principalement les adeptes du fist fucking pratiqué sans gants de protection. Dans ce cas, l’infection se manifeste plusieurs jours après le contact – d’abord par une petite ulcération à l’anus, puis par une inflammation du rectum et des ganglions – pouvant, sans traitement rapide, provoquer de graves lésions.

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