Genève

36 gr.

ven 26 avril, 23:00
Lausanne

Happy Birthday, GT’s!

sam 27 avril, 19:00
Lausanne
#non mixte

Zeus

sam 4 mai, 21:00
La Chaux-de-Fonds

Bang! Bang!

mer 15 mai - sam 25 mai

Sarine à l’huile coule toujours à Fribourg

Double crème de Gruyère sur meringue croustillante ou moutarde de Bénichon sur cuchaule dorée… Que serait le vocabulaire gourmand sans les produits du terroir fribourgeois? Bilinguisme en tête et godillots aux pieds, Fribourg, c’est vacherin bien!

Café
L’établissement le plus jeune et le plus sympa de la ville s’appelle «Le Belvédère» et se cache derrière la cathédrale à l’angle de la Grand-Rue et de Stalden. Cette dernière, une rue très pentue, est d’ailleurs un test d’alcoolémie des plus sûrs: tant de Fribourgeois supporters du HC Gottéron s’y sont rompus le dos. Le Belvèd’ est fragmenté en plusieurs espaces très bien aménagés. Meubles 70ies exclusivement, longue terrasse offrant une vue globale de la ville, serveurs plus que charmants. Incontournable.
> Le Belvédère
36 Grand-Rue
026 323 44 07

Dans la zone industrielle à côté de Frisson (rock, punk, hip-hop, electro, etc.) et de l’Ecole d’art se dresse «Le Quai»: la cantine de tout ce joyeux monde. Ce lounge, établi dans une partie désaffectée de la chocolaterie Villars, fait office de café le jour (tarte aux pruneaux, thé aux sept agrumes) et, le soir venu, de scène musicale (piano, VJing). Spacieux, musique easy listening, magazines et journaux à disposition.
> Le Quai
6 route de la Fonderie
026 424 22 23
www.lequai.ch

Bar
«Tu l’as vue ma grosse banane?» C’est en substance la question qui se pose lorsque l’on foule le sol carrelé noir et blanc de ce bar. A deux pas du Musée d’art et d’histoire et de l’église de la Visitation se tient le «Elvis et moi», haut lieu de la nuit fribourgeoise. Dès 17h, On vient y entendre des vieilles rengaines (programmation punk musette et rockabilly) en plongeant son nez dans une bonne mousse, une Cardinal de préférence, au fond d’un décor rouge illuminé de guirlandes.
> Elvis et moi
13 rue de Morat
026 322 07 52
www.elvis-et-moi.ch

Art
Michel Ritter parti hirschhorniser le Centre culturel suisse de Paris, il cédait son siège fribourgeois à Sarah Zürcher, actuelle directrice de Fri-Art. Des accrochages sensibles et pointus, interactifs et tout sauf élitistes, histoire de nous rappeler qu’à Fribourg il y a une vie après Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely.
> Fri-Art
Centre d’art contemporain
32 Petites-rames
026 323 23 51
www.fri-art.ch

Resto
A deux pas de la cathédrale Saint-Nicolas siège un autre lieu sacré de l’auguste cité. Une brasserie adoubée par Jean Tinguely lui-même, les murs sont couverts d’affiches figurant ses œuvres, a été élevée au rang de monument historique. Cuisine bourgeoise revigorante. Les annales retiendront un plat du jour composé de langue de bœuf et de sa sauce aux câpres (CHF 15.–) ou le soir la fondue 100% vacherin mitonnée avec soin. L’après-midi ont tape le carton au Gothard: schibre und stock sind wunderschick!
> Café du Gothard
18 rue du Pont-Muré
026 322 32 85

Dans un cadre élégant, chaleureux et disposant d’un service à l’avenant, l’une des meilleures tables de Suisse (17 au GaultMillau) est l’endroit rêvé pour un dîner romantique. La Vichyssoise chaude aux artichauts sautés à cru, truffes noires et cuisses de grenouilles désossées, le Pigeon des Deux Sèvres rôti à la fève de cacao, le renversant chariot de fromages, le parfait glacé bananes et sa pulpe caramélisée sont les mets (menu complet de CHF 65.– à 145.–) proposés parmi tant d’autres par le chef Pierre-André Ayer. Les vins suisses et surtout fribourgeois sont des délices insoupçonnées rivalisant avec les plus grands crus. En fin de repas, on se papouille dans le fumoir les babines finement aromatisées.
> Le Pérolles
18A boulevard de Pérolles
026 347 40 30
www.leperolles.ch

Hôtel
Cette demeure est sans conteste le plus charmant établissement hôtelier de la région. Une petite maison d’hôtes où s’alignent huit chambres dont chacune possède sa décoration spécifique et baptisées comme suit: Cathédrale, Ecosse, Babylone, etc. Notre préférence va à la chambre Bleue (CHF 170.– en simple, 250.– en double) dont la baignoire jaune montée sur rail permet de traverser le mur de la façade et de s’exhiber tout immergé planant aux dessus des têtes. La rotonde de l’Auberge aux 4 vents s’ouvre sur un riant jardin, c’est là qu’au printemps on vient prendre une collation.
> Auberge aux 4 vents
124 rue de Grandfey
www.aux4vents.ch

Sex-club
Le dernier pourvoyeur de fast-sex de fribourg, en l’occurrence un sauna, a fermé ses portes. Toutefois le rendez-vous prisé par la gent masculine du canton et des voyageurs de passage est l’aire d’autoroute de Matran entre Fribourg et Lausanne. Fréquentée entre autres par de lascifs bidasses (en saison) et des chauffeurs poids lourds poilus (à l’année), cette aire incarne la transcription romande du fantasme gay couramment exploité dans les films x.

Scène
Les nourritures spirituelles de genre profane font aussi florès en terre catholique. Si le Théâtre des Osses est bien connu, il n’est va pas de même pour le plus confidentiel Espace Nuithonie. Programmation (danse, théâtre, humour) faite uniquement d’accueils de qualité. Simple, efficace et divertissant.
> Espace Nuithonie
1752 Villars-sur-Glâne
026 407 51 41
www.nuithonie.ch

La Beat mobile

Le Pac est un collectif de joyeux drilles qui trouvaient la vie noctambule de leur cité, Fribourg, des plus ennuyeuses. Ni une ni deux, ils mettent sur pied un concept de «Sound mobile» – entendez par là un compromis entre un iPod et un night club pour faire danser n’importe qui n’importe où. Chaque année impaire, un nouveau véhicule transportant les platines est créé. En 99, un wagon de train (depuis hors circuit pour désamiantage), en 01, une discomobile, en 03, un container, puis, en 05, un discobike. Il faut s’imaginer cette bande de gais lurons se planquant dans les bois ou investissant un tunnel pour faire la nique à la Street parade comme à la police (c’était la Fuck parade), les badauds et les habitués attirés par un spectre musical large (électro, drum’n’bass, raggae, house, etc). Fort de son succès, le Pac s’est exporté en France et en Suisse alémanique. La pride 06 aurait d’ores et déjà fait appel à leur service. Les fesse-mathieux seront ravis: c’est gratuit.
Le Pac aime aussi l’art. A voir: www.pacademy.org