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Sainte angoisse

Sainte angoisse
Je sens grimper en moi cette chose qui me grignote. Plus le temps passe, plus elle s’empare de moi. Je me tortille sur moi-même. Tous mes muscles sont contractés. La sensation de n’être que douleur m’envahit. Je sens que je perds la raison. Ma vue se trouble. Mes mains tremblent. Ma respiration se bloque. J’aimerais ne pas la laisser m’engouffrer. Je lutte. Pourtant, rien n’y fait.

Je sens grimper en moi cette chose qui me grignote. Plus le temps passe, plus elle s’empare de moi. Je me tortille sur moi-même. Tous mes muscles sont contractés. La sensation de n’être que douleur m’envahit. Je sens que je perds la raison. Ma vue se trouble. Mes mains tremblent. Ma respiration se bloque. J’aimerais ne pas la laisser m’engouffrer. Je lutte. Pourtant, rien n’y fait.

Cette petite bête je la connais bien. Je l’ai rencontrée il y a quelques années. La première fois, elle s’est présentée sous le nom de dépression. Un mot que j’avais appris dans mes livres de psychologie. Mais vivre avec, je ne pensais pas. Tous les stéréotypes construits dans l’inconscient collectif étaient présents pour que je ne me sente pas concerné.

Avec le temps, j’ai appris à apprivoiser l’anxiété et à anticiper les contextes déclencheurs. J’ai développé des ressources internes et externes pour caresser l’angoisse et me permettre de réduire la sensation de perte de contrôle. Cet apprentissage a nécessité d’accepter les émotions au travers desquelles je pouvais passer et de prendre du recul par rapport aux choses qui se passent et sur lesquelles je n’ai pas de pouvoir. Oser nommer mes ressentis n’a pas été simple, mais m’a permis d’accueillir et de comprendre un fonctionnement dont j’ignorais les notions.

Le 10 octobre est célébrée la Journée mondiale de la santé mentale. Parler de sa santé mentale n’est pas une honte. Au contraire, ouvrir la parole sur ses maux amène à briser les tabous ainsi qu’à s’offrir une fenêtre de repos.

Aymeric Dallinge s’amuse des mots et crée des ambiances saisies dans l’instant.

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Besoin d’aide?

En Suisse romande, diverses associations viennent en aide aux personnes en détresse, sans tabou ni préjugés. Leurs coordonnées se trouvent sur le site de Stop Suicide.
La ligne téléphonique 147 et le site 147.ch de Pro Juventute répondent 24h sur 24 et 7 jours sur 7 aux personnes ayant des idées suicidaires ou cherchant des informations ou un soutien sur ce thème. Un chat pour les jeunes est ouvert chaque lundi soir (19h-22h) sur 147.ch. Il est animé par de jeunes bénévoles formés, notamment sur les questions LGBT+.