Oh ouiiii!

La campagne d’automne de l’Aide suisse contre le sida rappelle les stratégies permettant des rapports à moindre risque et encourage chacun∙e à faire un contrôle pour être sûr∙e de son statut VIH.

Plus de 200 nouvelles infections par an suite à des rapports sexuels entre hommes c’est encore trop. Ces transmissions résultent essentiellement de pénétrations sans protection avec un partenaire qui se pense (et se dit) séronégatif alors qu’il a (souvent récemment) contracté le VIH. Il peut s’agir d’un amant d’un soir, d’un partenaire régulier/occasionnel (sexfriend) ou même de son partenaire stable. Pour éviter ces transmissions chacun∙e doit choisir pour lui∙elle-même sa stratégie de réduction des risques et faire un contrôle régulier pour connaître son statut VIH avec certitude.

Pendant plusieurs décennies, le préservatif était le seul outil à disposition. Utiliser systématiquement un préservatif pour les pénétrations* reste encore aujourd’hui une stratégie efficace et relativement peu coûteuse. En cas de rupture ou autre mésusage, il est possible de prendre une PEP (Post-Exposure Prophylaxis) le plus tôt possible (max 48h). Quoi qu’il en soit, même si l’on utilise systématiquement un préservatif, seul un dépistage permet d’être sûr∙e de ne pas avoir contracté le VIH ou une autre infection sexuellement transmissible (IST).

Alors que l’on est chaud∙e∙s comme la braise, il peut arriver que l’on n’ait pas de préservatif sous la main. Heureusement, toutes les pratiques sans risque de transmission du VIH sont possibles: caresses, baisers, masturbations, fellations… et tout ce que votre esprit pourra imaginer. Les pénétrations sont la seule pratique à éviter.

Au début d’une relation stable, il est important de parler ouvertement de ce que l’on souhaite l’un∙e et l’autre. Si vous êtes d’accord pour l’exclusivité sexuelle, avant d’abandonner le préservatif, il est important de faire un dépistage pour exclure le VIH ou une autre IST. Si l’un∙e et/ou l’autre a d’autres partenaires, il est important d’avoir une stratégie pour vous protéger l’un∙e et l’autre et de faire des dépistages réguliers.

Dans le panel des outils de prévention, les médicaments anti-VIH ont un rôle important à jouer. Au-delà de préserver leur santé, un traitement efficace permet aux personnes séropositives de ne pas transmettre le virus à leur(s) par- tenaire(s) sexuel∙le∙(s). Tant qu’une personne séropositive prend son traitement sa charge virale reste indétectable et il n’y a alors aucun risque de transmission du VIH.

Pour les personnes séronégatives, un médicament anti-VIH peut être pris en prévention. La PrEP (Pre-Exposure Prophy- laxis) prise selon la prescription protège efficacement du VIH, tout autant que les préservatifs. Son suivi médical permettra notamment de réaliser régulièrement des dépis- tages pour le VIH et les autres principales IST.

» Plus d’info sur myprep.ch

Comme il n’y a pas de sexualité meilleure qu’une autre, il n’y a pas de stratégie supérieure aux autres. C’est à chacun∙e de savoir ce qui lui plaît et de décider comment se protéger du VIH. Plutôt que d’espérer que l’autre le fasse, gérer sa propre protection est plus sûr et permet d’avoir la quiétude nécessaire à une sexualité épanouissante. Alors fais ton choix !

» drgay.ch/vih

Du 1er au 30 novembre, les centres de dépistage partenaires de l’Aide Suisse contre le Sida proposeront des dépistages du VIH à 10 CHF à tous les hommes gays, bis, trans et queers. Trouve un centre dans ton canton sur drgay.ch/vih. Même si on pense avoir respecté les règles du safer sex, le dépistage est le seul moyen d’être sûr de ne pas avoir contracté le VIH.

Safer Sex: les stratégies efficaces de réduction des risques VIH

Entre partenaires stables
– Séronégatifs∙ives : Exclusivité sexuelle, tout du moins pour les pénétrations*.
– Sérodifférent∙e∙s et séropositifs∙ives : Prise du traitement anti-VIH afin de maintenir la charge virale en dessous du seuil de détection et contrôle régulier de celle-ci.

Avec des partenaires réguliers∙ères/occasionnel∙le∙s ou anonymes dont le statut sérologique est inconnu ou en tout cas incertain :
– Pratiques sexuelles sans pénétrations*.
– Préservatif pour les pénétrations* Traitement d’urgence VIH (PEP), le plus tôt possible (max. 48h) en cas d’oubli ponctuel ou de rupture de préservatif.
– PrEP, traitement préventif VIH. myprep.ch

Si l’on est en dehors d’une relation stable exclusive sexuellement, un dépistage des principales IST est recommandé au moins 1 fois par an et dès 10 partenaires.

* Pénétration : introduction du pénis dans l’anus ou le vagin, y compris partielle et/ou brève même sans éjaculation/présence de sperme.

» Toute question peut être posée anonymement sur drgay.ch

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