Auteur/autrice : Nieders Dan

Pourquoi certains hommes gays votent à droite?

Être gay n’implique pas automatiquement une conscience politique progressiste. Pourtant, voir des hommes gays soutenir des partis conservateurs — parfois ouvertement hostiles aux droits LGBTIQ+ — continue de choquer. Entre privilèges, désir d’assimilation et rejet de la marginalité, ce paradoxe révèle surtout une chose: l’homosexualité n’immunise ni contre la domination, ni contre l’idéologie.

L’envers du «tu cherches quoi?» sur Grindr

Une rencontre sur Grindr commence par un «tu cherches quoi?». Une question simple, qui exige une réponse immédiate — vague, mais parfaitement vendable pour ne pas faire fuir « l’acheteur ». Du sérieux? Trop intense. Du cul? Trop queutard. «Je sais pas»? Ghosté direct. Sur Grindr, on ne cherche pas toujours quelqu’un·x — on cherche souvent la bonne réponse.

Honeybush: Angélique Stehli crée un espace de désir et de soin

Connue aussi sous le nom de Tinkerbelle, Angélique Stehli trace un parcours entre image, corps et nuit. De la photographie à la création d’espaces vivants, elle imagine avec Honeybush des lieux où l’érotisme ne consomme pas, mais soutient. Une vision qu’elle déploiera lors de la soirée du réveillon 2025, pensée comme un manifeste joyeux, exigeant et profondément incarné.

Faut-il appeler ça du grooming ?

C’était une romance digne de Call Me By Your Name: une histoire homosexuelle à la fois interdite et fondatrice, entre découverte de soi et vertige du désir. Mais quand on retire le filtre romantique, il ne reste qu’un déséquilibre: un adolescent de dix-sept ans et un homme de vingt-huit. Dans cette chronique, Dan Nieders revisite cette relation à la lumière d’un mot qu’on n’osait pas encore prononcer: grooming.

GeneVegas a changé le drag romand pour toujours

Pendant dix ans, GENEVEGAS a fissuré la nuit genevoise, bousculé les codes du drag suisse et inventé un espace où l’indiscipline devenait une manière d’exister. À l’occasion de COUP DE GRRRÂCE – The Last GeneVegas on Earth, le collectif offre une dernière célébration de son héritage: un geste festif, politique et indiscipliné qui continuera d’habiter la scène queer bien après cette nuit finale à la Comédie de Genève.

Stanley Ollivier fait du corps un lieu de soin et de communauté

Dans « Spine of Desire: Wounds without tears, out of one skin in diamonds and shit », l’artiste franco-caribéen·ne Stanley Ollivier creuse les tensions entre douleur et éclat, rage et tendresse. À travers des corps en friction, iel explore ce que signifie aujourd’hui créer un espace sûr, collectif et vibrant. Rencontre avec un·e chorégraphe qui fait du mouvement un manifeste.