«Pas de serial killer» derrière une vague de meurtres de gays

La police de Johannesburg ne croit pas à l’hypothèse d’un meurtrier en série après que six hommes gay ont été retrouvés sans vie ces 18 derniers mois, rapporte le site IOL News (via). A chaque fois, la victime a été ligotée à son domicile, sans trace d’effraction. Quelques menus objets ont été dérobés. Pour le lieutenant-colonel Lungelo Dlamini, il y a toutefois des différences notables entre les crimes: dans l’un d’eux de l’acide a été répandu sur le corps de la victime. Par ailleurs, certains sont morts étranglés, d’autres ont eu le crâne fracassés. Surtout, plusieurs suspects ont été arrêtés, dont l’un a déjà comparu devant la justice. Deux autres individus ont été extradés du Zimbabwe.

L’inquiétude ne fait que croître dans la communauté gay de la mégapole sud-africaine. Encore deux crimes ont été rapportés ces derniers jours: le meurtre d’un homme de 47 ans, perpétré en août, et celui d’un homme de 39 ans, le mois dernier. Ils s’ajoutent à une liste de quatre victimes depuis avril 2010 tuées dans des circonstances similaires. Les organisations LGBT locales, qui pensent avoir à faire à un même individu ou à un gang opérant peut-être à partir de plateformes de rencontres sur internet, ont approché – en vain – la taskforce sur les crimes de haine mis en place récemment par le Ministère de la Justice afin que les similitudes entre les différents cas fassent l’objet d’une enquête approfondie.

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