Être gay n’implique pas automatiquement une conscience politique progressiste. Pourtant, voir des hommes gays soutenir des partis conservateurs — parfois ouvertement hostiles aux droits LGBTIQ+ — continue de choquer. Entre privilèges, désir d’assimilation et rejet de la marginalité, ce paradoxe révèle surtout une chose: l’homosexualité n’immunise ni contre la domination, ni contre l’idéologie.
Catégorie : Société
Si la visibilité a longtemps été pensée comme une condition d’accès aux droits et à la reconnaissance, l’hypervisibilité des corps queer interroge aujourd’hui ses effets politiques réels. En privilégiant certaines identités, certains corps et certains récits, elle produit des hiérarchies, renforce des normes et transforme la représentation en objet de consommation. À qui profite réellement cette mise en lumière? Décryptage d’un paradoxe contemporain.
Une rencontre sur Grindr commence par un «tu cherches quoi?». Une question simple, qui exige une réponse immédiate — vague, mais parfaitement vendable pour ne pas faire fuir « l’acheteur ». Du sérieux? Trop intense. Du cul? Trop queutard. «Je sais pas»? Ghosté direct. Sur Grindr, on ne cherche pas toujours quelqu’un·x — on cherche souvent la bonne réponse.
À force de célébrer certaines victoires comme des aboutissements, la communauté queer a peut-être perdu de vue ce qui faisait sa force collective. Derrière la nostalgie du «retour en 2016», se cache une période charnière où reconnaissance légale, fragmentation des luttes et montée de l’individualisme ont commencé à redessiner les contours du militantisme queer.
L’IA est un désastre écologique. Elle est aussi une arme politique. Alors quand les luttes progressistes hésitent à l’utiliser par souci d’éthique, une question dérangeante se pose : à qui laisse-t-on les algorithmes pendant ce temps-là ?
