Gay neurones en action?

11 janvier 2006

Deux chercheuses de l’Uni de Zurich cherchent à démontrer que la préférence sexuelle se manifeste au niveau de l’activité neuronale.

Le quotidien genevois Le Temps rapporte que deux chercheuses en neuropsychologie de l’Université de Zurich, Felicitas Kranz et Alumit Ishai, ont entrepris de démontrer que l’activité neuronale était impliquée dans la préférence sexuelle. Pour ce faire, elles ont soumis à 40 sujets, hommes et femmes, homos et hétéros, des photographies de visages masculins et féminins, et leur ont demandé s’ils les trouvaient plus ou moins attractifs, tout en enregistrant parallèlement l’activité de leur cerveau au moyen de la technique de résonance magnétique fonctionnelle. Les travaux ont montré une corrélation entre la réponse consciente du sujet, et l’activité de certaines parties de son cerveau. Reste à savoir si les réponses peuvent, dans certains cas, différer. Autre question qui reste en suspens, celle de savoir si l’activité du cerveau est à l’origine du phénomène d’attraction – ou s’il en est une conséquence. Un chercheur genevois interrogé à ce sujet par le journaliste du Temps reste extrêmement prudent «il faudra d’abord définir des critères valables et sans équivoque pour l’analyse des résultats. Ce qui me semble encore très illusoire.» Par ailleurs, il n’est pas prévu de soumettre au test des personnes se considérant bisexuelles, ou en quête de leur orientation sexuelle. En effet, l’étude menée par les deux chercheuses vise à remettre en cause le postulat darwinien que les êtres vivant recherchent instinctivement les meilleurs partenaires pour se reproduire.

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