Athlètes priés de retourner dans le placard

Un nouveau règlement menace les triathlètes de disqualification s’ils arborent le drapeau arc-en-ciel. Pour la fédération internationale, l’emblème est assimilable aux symboles politiques ou raciaux.

«Antisportif, irrespectueux et dangereux»: c’est ainsi que l’association qui regroupe les fédérations de triathlon, l’Itnernational Triathlon Union (ITU), considère le fait, pour les athlètes, d’arborer un drapeau arc-en-ciel. Dans son nouveau règlement édicté au début de cette année, l’organisme basé à Lausanne a décidé de sévir en rajoutant l’orientation sexuelle aux «démonstrations» interdites lors des compétions.

Les signes politique, religieux ou raciaux sont bannis dans le même article, sous peine de disqualification. Interrogée par le site Outsports, une porte-parole de l’ITU s’est justifiée en expliquant que la règle était déjà présente dans d’autres sports.

«Insultant»
«Ce changement de politique est un pas en arrière», regrette le triathlète britannique Jack Bristow. «Il m’est arrivé de brandir un drapeau arc-en-ciel à une course parce que je suis fier d’être un athlète gay. Je veux être visible afin que les personnes LGBT sentent qu’elles aussi peuvent s’engager. Que l’on mette ma fierté au même niveau que l’extrémisme politique, que l’on me dise de retourner dans le placard pour ma propre sécurité, c’est insultant.» Le sportif de 24 ans entend défier ce règlement lors de championnats européens prévus en mai.

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Ce qu’il y a de bien c’est que ce symbole d’égalité va faire débat. Il y a si peu d’athlètes qui ont fait leur coming out. Si on interdit le drapeau, pourquoi ne pas interdire les baisers ? Le sport c’est quel que soit qui l’on est, qui l’on aime ou d’où l’on vient. Même si l’Amérique de Trump n’est pas d’accord, même si Poutine n’est pas d’accord…

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