La nouvelle application s'inspire largement des succès de Grindr (et de son équivalent hétéro Blendr).

Un Grindr juif pour baiser casher

Quelle chutzpah! Des petits malins ont copié la fameuse application de drague par géolocalisation pour en faire une version destinée au public juif, gay ou hétéro.

Tous ceux qui trouvent que la drague online est une activité trop profane y verront un signe divin. L’application Yenta débarque sur les smartphone. En gros, c’est une copie de l’application à succès Grindr: on y trouve le fameux mur de vignettes à l’effigie des mobinautes en ligne et un système de localisation permettant d’espérer une partie de jambe-en-l’air dans son pâté de maison. Sauf que ce nouveau service est conçu spécifiquement pour la communauté juive. «C’est comme un Jdate sur roulettes ou un Grindr dans une synagogue», résume le site BetaBeat.

«C’est quoi ton shtick?»
Yenta n’est pas réservée aux gays, mais elle offre une interface 100% homo-compatible, demandant par exemple à ses membres masculins intéressés par des conquêtes du même sexe s’ils sont plutôt bear, muscle ou twinks. En guise de statut, le mobinaute doit répondre à la question: «C’est quoi ton shtick?», en argot yiddish, «c’est quoi ton plan». Plus cliché, il (ou elle) doit aussi dire ce qui est susceptible d’«impressionner sa mère» et enfin placer sur une échelle son degré d’observance à la tradition mosaïque.

Interrogé dans le «Jewish Week», le rabbin Jason Miller accueille l’innovation avec prudence: «Tant que l’application est utilisée entre célibataires bien intentionnés et non par des individus avec des desseins plus sinistres, je pense que ça vaut la peine de le télécharger.» On n’a pas creusé pour savoir ce qu’il entendait par «desseins sinistres».

Bugs
BetaBeat a testé l’application – à New York, forcément. Manifestement, Yenta n’est pas très au point: l’application plante assez souvent. En outre, les gays ne se pressent pas encore au portillon. L’application ne revendique, en tout et pour tout, qu’un petit millier d’inscrits – autant dire rien en comparaison des 3 millions d’adeptes de Grindr. Au final, l’expérience aura tout de même abouti à un seul message de toute la journée: un goy!

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