Homologay: un nouveau souffle?

L’association neuchâteloise a passé le cap. D’ici janvier, un groupe de travail va plancher sur de nouveaux objectifs et tenter de trouver un nouveau local.

A l’issue d’une assemblée générale exceptionnelle le 21 novembre, on a pu mesurer l’attachement des gays et lesbiennes neuchâtelois à leur association. Alors qu’il était question de dissoudre le groupe purement et simplement, ce n’est pas moins d’une vingtaine de personnes qui ont répondu à l’appel. Un soulagement pour Alex qui, avec Rachel, expédiait les affaires courantes d’Homologay depuis quelques mois: «A deux, il n’était pas possible de faire quoi que ce soit et de prendre des décisions au nom du collectif. C’était une question de légitimité.»

Un groupe de travail a été formé, afin de plancher sur de nouveaux buts pour l’association – l’une des plus anciennes de Suisse romande, créée en 1988 – et démarcher la ville et les particulier pour dénicher un local. Le lieu de réunion actuel, situé à Colombier, à quelques kilomètres de Neuchâtel, doit être débarrassé pour le 31 décembre. «On peut imaginer que l’association continue sans un lieu à elle, explique Alex, mais d’une part elle risquerait alors de s’essouffler et de l’autre, il nous manquerait une entrée sur la rue, une présence physique dans la ville.» Une nouvelle assemblée générale en janvier devrait permettre d’élire un nouveau comité. Parallèlement à Homologay, le collectif de jeunes gays neuchâtelois Happy Gays s’est officiellement constitué comme une association «axée sur l’aide au coming out.»

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