Suisse Zurich

Agressions homophobes à Zurich: nouvelle condamnation

29 juillet 2020

Le saccage du stand d'Achtung Liebe a été filmé.

La police continue d’enquêter sur la série noire d’attaques contre des couples gay, qui ont suscité une vive émotion dans la métropole alémanique.

Un Serbe de 20 ans a été condamné par ordonnance pénale pour le saccage d’un stand LGBTQ+, ainsi que pour menace et voie de faits, rapporte la «NZZ». Il a écopé de 120 jours-amendes à 30 francs, auxquels s’ajoutent des frais de justice et une amende de 1100 francs.

L’attaque, survenue en mai 2019 lors de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, avait été filmée par un passant. On voyait un groupe d’individus traverser la rue dans le quartier de Lochergut, renverser la table du groupe et voler un drapeau arc-en-ciel. L’un d’eux revenait peu après pour menacer un bénévole, le prenant à la gorge. Un mineur est également poursuivi dans cette même affaire. La justice a abandonné les charges visant un second mineur, faute de preuves de son implication.

L’attaque était la première d’une série de cinq incidents à caractère manifestement homophobe, entre mai 2019 et février 2020. Ils ont mis en ébullition la communauté LGBTQ+ zurichoise, qui réclame aux autorités une meilleure protection. La question de l’insécurité était d’ailleurs au cœur des revendications de la Pride qui aurait dû se tenir en juin.

Suspects mineurs

Pour rappel, les agressions avaient fait au total neuf blessés légers. Des couples gay (ou présumés tels) avaient fait l’objet d’insultes, de coups, voire de tabassages de la part de groupes de jeunes. Les trois derniers cas avaient eu lieu à proximité du club gay Heaven, dans le quartier du Niederdorf. Pour celle survenue la nuit du Nouvel-An, cinq ados de 15 à 17 ans ont été arrêtés. Des condamnations sont tombées pour deux d’entre eux. Deux autres sont toujours sous enquête. En outre, la police a identifié quatre jeunes en lien avec l’agression de février, dont un Syrien de 15 ans arrêté peu après les faits.

«La question de savoir si et dans quelle mesure les mobiles étaient homophobes fait également l’objet de l’enquête pénale en cours», a précisé un porte-parole de la police.

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