Suisse 9 février

Dans la rue et sur les réseaux, le «oui» s’affiche

10 janvier 2020

Bénévoles en campagne à Vevey, Sierre et Fribourg. Photos: FB/Contre les discriminations OUI

Plus qu’un mois avant les votations capitales sur l’extension de la norme pénale antiraciste à l’homophobie. Kiss-in, tracts et vidéo-choc: les comités et leurs bénévoles ne relâchent pas la pression.

Portés par des sondages encourageants et un très large consensus politique, les partisans du «oui» à la norme pénale anti-homophobie s’engouffrent dans la dernière ligne droite avant les votations du 9 février. La campagne va bon train, et voit fleurir les drapeaux arc-en-ciel, distribués gratuitement, aux fenêtres et aux balcons. Les stands d’information et distribution de tracts seront encore nombreux ce week-end, qui sera également marqué par un kiss-in romand prévu demain samedi dès 15h à la place de la Riponne à Lausanne. Un autre aura lieu à Zurich simultanément.

En Suisse alémanique, le comité pour le «oui» a choisi de capitaliser sur l’émotion suscitée par le tabassage d’un couple gay, en pleine nuit de la Saint-Sylvestre. Il a reposté une vidéo de «20 Minuten» recueillant les propos d’un jeune homophobe au visage caché. L’individu rejette la faute des tabassages sur les victimes, selon lui «coupables» de s’embrasser ou de se tenir la main en public. «C’est contre nature. Quelque chose dans leur tête ne va pas», déclare-t-il. Est-ce que l’on peut guérir ça, demande l’intervieweur? «Ouais, avec quelques coups», répond le type. En conclusion, le montage dénonce le «climat de haine» qui règne en Suisse, et qui «mène à des agressions réelles». La séquence a accumulé 245’000 vues et a été partagée plus de 1300 fois sur Facebook.

Frein à la haine
En Suisse italienne, où le vote pourrait être plus serré, la campagne n’a démarré qu’hier, avec une conférence de presse du comité pour le «oui» réunissant représentants d’associations, d’Amnesty International et de divers partis. «Il y a une haine généralisée à laquelle il faut mettre un frein, a souligné Joana Bienert, du groupe LGBTQ+ Imbarco Immediato, en particulier sur les réseaux sociaux, où l’on constate «l’impunité des insultes gratuites».

» contre-les-discriminations-oui.ch

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