ONG visée par des tags antisémites et anti-LGBT

L’Ilga World a porté plainte après que la plaque de son siège genevois a été barbouillée d’incitations à la haine homophobe et antisémite.

Le siège genevois de l’Ilga World, première association internationale pour la défense des personnes lesbiennes, gay, bi, trans et intersexe, a été la cible de tags à caractère homophobe et antisémites. Des inscriptions sont apparues à deux reprises au cours des trois derniers mois sur la plaque à l’entrée de l’immeuble où l’organisation a ses bureaux, au 20 rue Rothschild, dans le quartier des Pâquis. L’incident a été rapporté par la Fédération genevoise des associations LGBT, qui «condamne fermement les actes de vandalisme haineux, antisémites, LGBTI-phobes et discriminatoires».

L’Ilga World est installée depuis 2014 à Genève, non loin du siège du Haut-Commissariat aux droits de l’homme. «Nous avons clairement été pris pour cible pour le travail que nous faisons – comme c’est le cas pour beaucoup de nos communautés dans le monde entier, a commenté Kseniya Kirichenko, une avocate russe qui travaille au sein de l’organisation. C’est particulièrement inquiétant de voir cela à Genève, la ville des droits humains où j’ai moi-même trouvé un espace sûr après avoir vécu en Russie, où nous avons également connu ce type d’attaques contre notre travail.»

Plainte
L’Ilga World a porté plainte pour inscriptions antisémites et atteinte à la propriété. Le caractère homophobes des inscriptions ne peut pas, par contre, faire l’objet de poursuites spécifiques dans l’état actuel du Code pénal suisse, rappelle la Fédération. L’inclusion de l’homophobie comme motif de protection, adopté en 2018 au Parlement helvétique, est suspendu au résultat d’une future votation sur ce sujet.

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