«La protection des minorités n'a pas besoin de censure»: le slogan du référendum de l'UDF contre la révision du Code pénal.

Le référendum de l’UDF tout près d’aboutir

Selon le quotidien «Blick», l’UDF et les Jeunes UDC auraient rassemblé 58’000 paraphes. Assez pour qu’une votation soit organisée sur la norme pénale anti-homophobie.

Il faudra vraisemblablement livrer bataille pour la norme pénale anti-homophobie. Selon le président de l’UDF, Hans Moser, cité par «Blick» aujourd’hui, le petit parti de droite évangélique aurait, avec l’aide des Jeunes UDC, déjà récolté 40’000 paraphes validés, auxquels s’ajoutent 18’000 signatures à vérifier. Soit largement plus que les 50’000 exigés d’ici au 8 avril pour faire aboutir son référendum.

Dénonçant une «censure» et une «atteinte à la liberté d’expression», l’UDF est vent debout contre la réforme du Code pénal adoptée en décembre par le Parlement, qui vise à punir les insultes homophobes au même titre que celles portant sur la race, l’ethnie ou la religion. Sa récolte de signatures a notamment fait planer la menace d’une vague de plaintes à la moindre «blague sur les homos», mais aussi une interdiction de passages de la Bible condamnant l’homosexualité.

Démarchage douteux
En Suisse romande, hormis le mémorable dérapage d’une représentante de l’UDF Genève sur une télé locale, la campagne de récoltes de signatures a été discrète. Jusqu’à ces derniers jours, où des démarcheurs auraient tenté d’induire des signataires en erreur, laissant entendre qu’il s’agissait d’un référendum contre l’homophobie. Le conseiller national PS Mathias Reynard a lui-même été approché à Sion sous des arguments mensongers afin de signer le texte contre sa propre initiative.

Quasi insignifiant au niveau électoral, l’UDF a déjà été le moteur de votations sur des thèmes de société, comme la famille ou l’avortement. Son plus gros coup remonte à 2004, quand le parti avait réussi à rassembler quelque 67’000 paraphes contre la loi sur le partenariat enregistré. Celle-ci avait néanmoins été acceptée par le peuple l’année suivante, par 58% des voix. En 2016 en revanche, contre la réforme de l’adoption, la récolte de signature avait échoué.

«Ce sera un dur combat politique, car nos opposants n’ont pas peur des mensonges», a commenté la fédération gay nationale Pink Cross, qui a lancé un appel aux dons en vue de la campagne.

1 comments

A ce que je sache le meurtre des homosexuels n’est pas autorisé en Suisse ? C’est pourtant bien écrit dans la Bible ?
Lévitique 20, 13 : « Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux. »
Alors la Bible est-elle interdite pour autant ?
Faire voter des majorités haineuses contre des minorités persécutées… quelle honte !

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