L’UDF prise en flagrant délit d’enfumage

Des démarcheurs tentent de faire signer le référendum de l’UDF contre la loi anti-homophobie avec des arguments mensongers.

À dix jours de la fin du délai pour recueillir les 50’000 signatures nécessaires au référendum contre la loi sur la norme pénale anti-homophobie, les opposants à ce texte sont manifestement prêts à tout.

Selon Rhône FM, le conseiller national Mathias Reynard lui même a été approché vendredi à Sion par une personne qui a présenté le référendum comme une initiative contre l’homophobie. «Ce sont des méthodes scandaleuses, une attaque contre la démocratie. On fait croire aux gens qu’ils signent une chose, et ils signent l’inverse», a déclaré le socialiste valaisan, auteur de l’initiative qui vise à poursuivre pénalement les attaques et insultes basées sur l’orientation sexuelle, comme c’est déjà le cas avec les actes racistes et antisémites.

Arguments approximatifs
Une vidéo récemment mise en ligne par le Pôle agression et violence confirme cette tentative d’enfumage, montrant un démarcheur aux arguments approximatifs.

L’UDF, petit parti d’inspiration évangélique peu implanté en Suisse romande, avait indiqué il y a quelques semaines qu’il avait de la peine à réunir les paraphes. Sous le slogan «Non à la censure», sa campagne de récolte de signatures joue sur l’ambiguïté, prétendant que «déjà aujourd’hui la haine et la discrimination n’ont pas leur place en Suisse. Il n’y a pas besoin d’interdiction de parler».

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Malheureusement, ça n’est pas une exclusivité de l’UDF. On voit régulièrement des récolteurs de signatures dire des choses contraires à leur texte ou aux lois.

Ceci dit, en voyant plus d’informations sortir, il semble que dans ce cas, il y aurait eu des excès particulièrement hallucinants…

J’en veux autant à l’UDF qu’aux gens qui signent sans lire ce qu’ils signent. Ils sont co-responsables.

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