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Les plaisirs du chlore

Rencontre avec les nageurs d’Aquarius Lausanne qui s’apprêtent à célébrer les 10 ans du vétéran des clubs sportifs gay-lesbiens romands.

21h sur les hauts de Lausanne, ils sont une quinzaine, entre 20 et 50 ans, à surgir des brumes automnales. A cette heure-ci il n’y a plus guère qu’Aquarius, le club de natation gay et lesbien, à la piscine de Grand-Vennes. Pas la grande foule devant les vestiaires (vendredi est la plus «calme» des deux séances hebdomadaires), mais les retrouvailles sont chaleureuses, l’ambiance amicale. Pas de femmes? «Ben… pas ce soir, s’excuse Didier, le président. Il y en a quelques unes pour une quarantaine de garçons. On aimerait bien qu’elles soient plus nombreuses; le club est ouvert à tout le monde: hommes, femmes, homos ou hétéros.» Il évoque ses fortunes diverses avec les entraîneurs du club, notamment un «qui pour nous encourager nous disait des trucs du genre: «Imaginez qu’il y a une femme nue au bout de la ligne». D’ailleurs notre humour, auprès de lui, ne passait pas non plus!» Les entraînements sont maintenant assurés par l’un des membres, Thierry «…Allez, on y va!» Tapant dans ses mains, il encourage et conseille les nageurs le long du bassin, puis rappelle à l’ordre un petit groupe qui s’est mis à discuter, vautrés sur la ligne de bouées… «On nous pose souvent la question «Pourquoi un club gay?» En fait, quand on y pense, il n’y a pas vraiment de club sportif où tu puisses nager sérieusement et en même temps rencontrer des gens… Il y a des entraînements pour adultes, mais il y a très peu de rencontres.» Pour Thierry qui s’est longtemps tenu à l’écart de la scène gay, «le plus surprenant, c’est de voir que tout ce qu’on disait des gays – le côté lourd: la drague, le cul – tu ne l’as pas dans ce milieu sportif. Dans les clubs, la base est plutôt sociale et sportive, parce qu’il y a un objectif bien défini. Pour moi, on est dans le milieu, mais dans un bon côté du milieu.» Allez, entendu, le savonnage sous les douches, c’est la légende. «J’ai souvent entendu des plaisanteries, genre “les tapettes flottantes”… mais faut arrêter! c’est pas ça… on n’est pas avec le maillot de bain une-pièce et le bonnet à fleur sur la tête – maintenant, ça nous empêche pas de déconner…» Depuis deux ans, le club accueille de plus en plus de membres parmi lesquels des internationaux de passage ou s’installant dans la capitale vaudoise. Cela motive Thierry et ses collègues à développer le club dans le milieu associatif romand, mais aussi en réseau avec d’autres groupes sportifs, en Suisse et en Europe: «Il faut que le club se développe, soit plus actif – organiser des échanges, des rencontres sportives, de petits événements… mais bon, pour l’instant on s’occupe des dix ans – après on verra…»

Aquarius fête son anniversaire le 22 octobre au Refuge d’Ecublens, disco dès 22h