Les gays populistes réclament une «nouvelle UDC»

Président du groupe gay créé au sein de la formation, Beat Feurer voit dans les récents échecs électoraux de l’UDC l’occasion d’en finir avec le «sectarisme» qui y règne.

Trois mois après son fiasco lors des élections fédérales et de plusieurs scrutins cantonaux, le parti populiste suisse a convoqué ses délégués à Berg (TG), samedi. Les membres du parti populiste suisse ont défini leurs mots d’ordre pour les prochaines votations, mais l’essentiel n’était peut-être pas là. La réunion a surtout donné une occasion à la base de critiquer la direction de l’UDC. Au cœur des débats était l’entrée du parti dans l’opposition.

Tandis que certaines sections réclamaient une ligne plus dure, notamment l’extrême droite valaisanne, le président de la section gay et lesbienne du mouvement, Beat Feurer, a lui aussi fait entendre sa voix en faveur d’une sortie du gouvernement. Pour l’élu biennois, les récents revers politiques donnent «une chance exceptionnelle» à l’UDC de revenir à ses «fondements libéraux», tandis que le Conseil fédéral s’obstine à «brader la Suisse». Une transition vers l’opposition permettrait de forger une «nouvelle UDC, qui s’élèvera comme une alternative véritable à la politique de Berne et qui doit en finir avec son image sectaire, ce qui est une grande préoccupation pour nous, les Gays dans l’UDC», a martelé Feurer à la tribune. «Nous avons besoin d’une UDC tolérante et ouverte», a-t-il ajouté. Au final, les délégués ont largement rejeté l’idée de se retirer du gouvernement, par 442 voix contre 25.

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