Sexualités

Phimosis: Du gland guignol

Tout frais tout rose, un gland s’apprivoise en douceur au cours des années d’éveil : d’abord irritable et douloureux, la petite cerise s’habitue aux bonnes choses et s’enhardit. Normalement. Sauf quand Dame Nature vous a refilé un prépuce dont l’extrémité (« l’anneau ») est trop étroite pour permettre la découverte complète du gland au repos ou lors d’une érection.

C’est le « phimosis », parfois dérivé en « paraphimosis » lorsque l’anneau enfin franchi, la griotte se retrouve étranglée, asphyxiée. En outre, cette situation vous obligera à redoubler d’hygiène pour prévenir la macération des urines et sécrétions naturelles – oh, évidemment certains en raffolent (il y a des sites spécialisés ! pouah !) – voire des infections cutanées. Chez l’adulte, le traitement du phimosis est souvent chirurgical. Selon que l’on coupe l’ensemble du prépuce, ou juste la peau (laissant intacte la muqueuse qui en recouvre l’intérieur), on parlera de circoncision ou de posthectomie. Un bonheur n’arrivant jamais seul, Dame Nature vous dotera peut-être aussi d’un « frein préputial » (c’est le bout de peau qui relie la base du gland au prépuce) trop court. Chez certains garçons, cet ABS du phallus « lâche », entraînant des saignements bénins au cours des premières masturbations ou rapports sexuels. Chez d’autres, le bidule tient bon, et entraîne une sensation douloureuse. Il convient alors de le sectionner chirurgicalement. Mais le charcutage génital n’est pas du goût de tout le monde. Des associations plus allumées que médicales, et arborant des slogans vindicatifs du genre « Rendez-nous notre prépuce ! » militent contre la circoncision, et proposent des techniques d’élargissement pour adultes à faire soi-même, patiemment, à grand renforts de vaseline, en essayant progressivement de passer les doigts dans l’anneau formé par l’extrémité du prépuce. Bon courage!

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