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«Discriminées», l’UDF et l’UDC trouvent soudain des vertus à la loi anti-homophobie

UDC Norme pénale homophobie
L'affiche de la campagne contre l'extension de la norme pénale antiraciste, une «censure» selon l'UDC.

Des anti-mariage pour tou·te·s affirment avoir été blacklistés par une banque. Ils portent plainte pour violation de l’article 261bis du Code pénal… texte qu’ils combattaient pourtant l’an dernier.

La campagne autour le mariage égalitaire n’a pas encore officiellement commencé que les partisans du «non» se disent déjà persécutés! Le comité Non au mariage pour tous a annoncé hier qu’il portait plainte contre la banque Raiffeisen de Zoug. L’établissement aurait refusé de lui ouvrir un compte sans autre explication que la crainte de «dégâts d’image».

C’est fâcheux, mais là où l’histoire devient cocasse, c’est que le comité composé principalement d’élus de l’UDF et de l’UDC invoque une violation de l’article 261bis du Code pénal. Oui, celui-là même que ces partis ont (vainement) combattu en 2020, quand il a été étendu aux discriminations basées sur l’orientation sexuelle.

Il s’estiment dorénavant privés d’un service destiné au public de manière tout aussi discriminatoire que les gays et lesbiennes. «Les mêmes banques tiennent des comptes pour des associations LGBT, les soutiennent directement ou organisent des événements avec elles», poursuit le communiqué. «Il n’y aurait rien à objecter (sic) si ces établissements accordaient les mêmes droits à un collectif contre le mariage pour tous.»

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