Lyon célèbre quand même les fiertés LGBTQ+

25 oct. 2020

En bref, l’actualité LGBTQ+ d’octobre glanée dans la presse de la région…


Une Pride réduite à un rassemblement statique s’est finalement déroulée ce samedi 24 octobre à Lyon. Quelques centaines de personnes, dûment espacées et masquées, se sont retrouvées place Bellecour pour écouter des discours et témoignages militants. À Paris, les organisateurs de la Marche des fiertés ont eux aussi renoncé au traditionnel défilé, qui avait été reporté au 7 novembre. Au lieu de cela, des «mini-rassemblements» sont prévus à travers la ville et sa banlieue au tout au long de la semaine du 2 au 7 novembre.

Plainte d’un couple gay: la police bâloise ne veut rien savoir


«Ça ne peut être que ça. Nous n’avons provoqué personne. On a simplement dansé ensemble.» Thomas et Erich ont témoigné d’une expérience cuisante dans un lounge bâlois, où ils étaient sortis par hasard il y a environ trois semaines. Sans s’être rendu compte que l’établissement était très peu gay-friendly. Trois types sont tombés sur ce couple américano-suisse. Résultat: ecchymoses, coupures et écorchures. Les deux hommes auraient tenté d’appeler la police, en vain, puis se sont rendus au poste. On leur aurait alors dit que leur démarche était «inutile», même quand ils sont revenus avec un rapport médical. Un policier leur aurait même conseillé d’aller réclamer eux-mêmes les vidéos de surveillance auprès de l’établissement. Mis au courant, Pink Cross se dit indigné par l’attitude de la police et a dirigé le couple vers un avocat.

À lire dans site de la «BZ».

Typo inclusive made in Geneva


Casse-tête des rédacteurs contemporains, l’écriture inclusive pourrait un jour bénéficier d’un petit coup de pouce typographique. Étudiant à la Haute école d’art et de design (HEAD) de Genève, Tristan Bartolini a inventé une série de 40 signes typographiques permettant d’échapper au «-eur·se·s» et aux «-if·ve·s», mais aussi de combiner «homme» et «femme», «père» et «mère» dans le même mot. Le concept est «simple et lumineux: la création de nouveaux caractères non genrés, en lovant deux ou plusieurs lettres. Oui, comme dans le joli bisou du O et du E dans notre vieux Œ», décrit Jérôme Estèbe dans la «Tribune de Genève». Tristan Bartolini en a fait son travail de diplôme, récompensé par le Prix Art Humanité 2020 de la Croix-Rouge. «Il y avait beaucoup de débats autour de l’écriture épicène, explique-t-il. Elle devenait de plus en plus fréquente. Je me suis dit que ce n’était pas qu’une affaire de linguistes, que l’on pouvait amener des solutions graphiques.»

À lire dans la «Tribune de Genève» (20 octobre).

Un CHUV plus trans-friendly

La RTS se fait l’écho du succès rencontré par le symposium organisé le 12 octobre au CHUV sur l’accueil des personnes trans*. L’établissement vaudois s’y est engagé en faveur d’une approche d’accompagnement et de soutien des jeunes dans l’exploration de leur identité de genre. «Pendant longtemps on était sur un modèle du médecin expert qui va prendre la décision pour le patient. Maintenant, on essaie plutôt d’amener le principe de la décision partagée», reconnaît Raphaël Wahlen, chef de clinique.

À voir sur rts.ch (17 octobre).

Mariage trop longtemps reporté


Une soixantaine de personnes se sont rassemblées à deux pas de la place Fédérale, le 14 octobre, pour exprimer leur impatience de disposer enfin d’un mariage pleinement égalitaire. La balle est dans le camp du Conseil des États, dont la commission compétente doit donner son avis à la fin du mois, en particulier pour l’accès des couples de femmes aux dons de sperme. «Que ce soit la science, les associations familiales comme Pro Familia ou simplement la réalité: tout confirme que les familles arc-en-ciel sont des familles à part entière. La politique ne peut plus ignorer ce fait», rappelle Maria von Känel, secrétaire générale de l’association faîtière des familles arc-en-ciel et membre du comité national Mariage civil pour toutes et tous.

1 comments

Le problème concernant l’affaire de l’agression du couple c’est que si les policiers en questions sont eux-mêmes homophobes, peut importe les lois en vigueur pour nous protéger, la police ne fera rien.

Comments are closed.

À lire également