Norme pénale anti-homophobie: vers un «oui» confortable

Le 9 février, 65% des Suisses devraient dire «oui» au texte combattu par l’UDF et les Jeunes UDC, prédit une enquête du groupe Tamedia.

Après la SSR il y a une semaine, c’est au tour du groupe de presse Tamedia de livrer aujourd’hui les résultats de son sondage sur la votation du 9 février. Il confirme un large «oui» à l’extension de la norme pénale antiraciste à l’orientation sexuelle.

Près de deux Suisses sur trois devraient y adhérer, avec toutefois des différences marquées entre hommes et femmes; les premiers ne soutenant le texte qu’à 55%, alors que les secondes le plébiscitent à 76%. Cette même proportion de «oui» se retrouve chez les moins de 34 ans, alors que les plus de 65 ans ne sont que 58% à prévoir un vote favorable. À noter encore le taux d’indécis étonnamment bas, 3%, et le haut niveau de certitude parmi les partisans de la loi.

Dans la «Tribune de Genève», le politologue Pascal Sciarini y voit «un bon départ», surtout compte tenu du fait que le Conseil fédéral et la majorité parlementaire ne sont pas encore entrés en campagne pour le «oui». Soutien du «non», l’UDC valaisan Jean-Luc Addor dénonce quant à lui un «débat piégé», car «il est amené d’une telle manière que beaucoup n’osent pas se dire opposés à la nouvelle loi car ils ont peur d’être traités d’homophobes».

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