«Il y a encore beaucoup d’Albanais qui disent: ça n’existe pas chez nous»

À découvrir dans «Le Temps» du jour, un portrait du photographe helvético-kosovar Pierre-Kastriot Jashari, primé pour son travail autour de l’homosexualité dans la communauté albanaise.

«Le Temps» consacre aujourd’hui sa «der» au photographe biennois Pierre-Kastriot Jashari, choisi pour réaliser la première Enquête photographique Jura bernois, avec pour proposition de capturer les facettes de l’immigration dans la région. L’artiste de 24 ans issu de la diaspora kosovare a atterri à l’Écal, à Lausanne, où il a signé une série de clichés, doublée d’un film, intitulée «Bon Burrë» («Sois un homme»). Son thème: l’homosexualité au Kosovo.

Ce travail, parfois dur à porter dans le cadre de son propre coming-out, a été distingué par le Prix de photographie des droits humains, à Genève en 2018. Plus important encore à ses yeux, il a été exposé au pays. «Il y a encore beaucoup d’Albanais qui disent ‘ça n’existe pas chez nous’. Alors j’ai voulu offrir une visibilité à ces personnes.»

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