Photo: Irina Popa

L’impossible comptage de la Pride

La «Tribune de Genève» émet des doutes sur l’estimation de 30’000 à 40’000 participant·e·s pour la parade de la Geneva Pride, samedi.

35’000? 40’000? Comme pour la Grève des femmes le 14 juin dernier, le comptage de la Marche des fiertés à Genève fait débat. C’est la «Tribune de Genève» qui amène son grain de sel, dans un commentaire à son article d’aujourd’hui sur le succès de la Geneva Pride.

Suivi depuis le pont du Mont-Blanc, le défilé était certes long et impressionnant, mais pas uniformément dense. La participation atteignait probablement 10’000 à 15’000 personnes, juge le journaliste Eric Budry, qui a estimé la foule rassemblée au départ du cortège à 5000-7000 personnes.

Arbitraire
La police reconnaît avoir lancé l’estimation de 35’000 (reprise par l’ATS et la plupart des médias romands) quelque peu arbitrairement, en accord avec les organisateurs. Et de souligner que, de toute façon, «procéder à des comptages n’était pas le travail de la police»…

En admettant une fourchette de 10’000 à 15’000 personnes, celle-ci serait déjà considérable pour une manifestation en Suisse romande, a fortiori pour une Marche des fiertés. Par ailleurs, tous les habitués des Prides romandes ont pu constater que la foule était largement plus nombreuse qu’aux précédentes éditions, pour lesquelles aucun comptage indépendant n’avait été pratiqué.

Autrefois «les choses étaient plus simples», conclut la «Tribune». «Les organisateurs gonflaient les chiffres, la police les minimisait, et les médias prenaient la moyenne. C’était le bon temps…»

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