L’actu LGBT d’ailleurs…

La sélection de ce qu’il ne fallait pas manquer de l’actualité lesbienne, gay, bi et trans, ce mois-ci chez nos confrères…

9 janvier – «20 minutes» se fait l’écho du tollé provoqué par l’intervention assez approximative de Sylvie Ruffieux-Guignard sur le plateau de Léman Bleu. La vice-présidente de la très confidentielle section genevoise de l’UDF défendait le référendum contre l’extension de la norme pénale à l’homophobie, dénonçant l’impossibilité de parler, entre autres, des personnes «qui sont sorties de l’homosexualité». Pour elle, cette orientation est liée «aux circonstances, à une éducation». «N’importe quoi», réagit Pascal Messerli, de Dialogai.
5 janvier – La consultation en ligne lancée en France le 15 décembre par le Conseil économique social et environnemental afin de répondre à la crise des «Gilets jaunes» livre de drôles de résultats. C’est l’abrogation du mariage pour tous qui arrive largement en tête des propositions, devant d’autres contributions autour de la famille dite traditionnelle. En fait, note «20 minutes» France, la consultation a fait l’objet d’une offensive des militants de la Manif pour tous, qui ont relégué très loin les questions de démocratie directe ou de pouvoir d’achat portées par le mouvement. Voilà qui présage assez mal du grand débat national qui s’engage…
5 janvier – L’accès à la PrEP, qui révolutionne actuellement la prévention du VIH/sida, reste un parcours d’obstacles pour les Suisses. Non seulement le traitement qui protège de l’infection n’est pas remboursé par l’assurance maladie, mais il est hors de prix: 899 francs pour 30 jours. Les génériques sont absents du marché helvétique, et le resteront jusqu’en 2021 au moins. En Allemagne, le traitement revient à 70 euros via internet. «La Tribune de Genève» fait le point avec des spécialistes et quelques-uns des quelqu 400 utilisateurs romands de la PrEP, comme Charles, David ou Franck, qui témoigne: «Cela a été un changement énorme. J’ai pu connaître de nouvelles sensations, avoir des rapports sexuels «normaux» exempts de plastique! Tout en me sentant protégé.»

4 janvier – Le célèbre photographe allemand Wolfgang Tillmans est allé à la rencontre d’un groupe de LGBTI ougandais parqués dans le camp de réfugiés de Kakuma (Kenya), un des plus vastes du monde. Bien qu’ils vivent dans le «secteur protégé», ils sont à la merci des agressions, incessantes. Ils racontent être régulièrement pris comme bouc-émissaires, par exemple en cas de sécheresse. «Ce qui fait le plus mal, c’est que quand on pleure, personne ne s’occupe de nous, c’est comme si on ne nous entendait pas», résume Elizabeth, qui comme ses collègues n’a qu’un seul espoir: être acceptée dans un pays où l’homosexualité est légale. Le reportage, sous la forme d’un entretien à plusieurs voix et de photos, est à lire (en anglais) sur le site de «i-D» (Vice Media).

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