Gay Games: mesures antidopages au rencart

Au lendemain des Jeux de Cologne, les organisateurs renoncent aux tests, notamment parce qu’ils discriminent les séropositifs. Une décision qui ne serait pas sans arrières-pensées.

Le dopage? Le problème ne se pose pas que dans les compétitions sportives classiques. Ainsi la dernière édition des Gay Games, qui s’est déroulée à Cologne (Allemagne) au début du mois, a-t-elle déployé, pour la première fois, un système de tests aléatoires sur les sportifs en lice.

Protocole inadapté
Sauf que ces mesures ne seront pas reconduites lors de la prochaine rencontre quadriennale. La Fédération des Gay Games (FGG) vient en effet de voter, à une écrasante majorité, l’abandon de ces tests. En cause: le protocole de l’Agence internationale antidopage, qui serait inadapté aux sportifs amateurs âgés, ainsi qu’aux séropositifs. Ces derniers doivent, notamment, parfois prendre des stéroïdes dans le cadre de leur traitement. Or ces deux catégories de participants «représentent un contingent historiquement large de participants aux Gay Games», précise la FGG.

Ce ne serait pas le seul effet du zèle antidopage de la Fédération. Les tests auraient, selon les organisateurs eux-mêmes, eu un impact négatif sur la participation à l’événement. Dans plusieurs disciplines, le nombre de sportifs engagés aurait même chuté considérablement. Certains se seraient abstenu de faire le voyage de Cologne par peur d’être exclus des gymnases dans leur propre pays en cas de test positif. Néanmoins, lors de la prochaine édition, à Cleveland (USA) en 2014, les haltérophiles, les bodybuilders et les lutteurs devront toutefois continuer à se plier aux examens d’urine. La Fédération n’exclut pas d’étendre les mesures à d’autres sports, mais seulement «après discussion» avec les fédérations.

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En tout cas, pour avoir fréquneté ce type de rassemblement, beaucoup sont en tout cas positifs à la vodka redbull. vive le sport!

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