Monde

Lettonie: la thèse du crime homophobe remise en cause

La mort de Normunds K., fin avril, avait bouleversé la communauté LGBTQ+ internationale. Mais les enquêteurs pensent que le jeune soignant s’est lui-même immolé.

Le drame a fait la Une d’un nombre incalculable de médias LGBTQ+ internationaux, fin avril, au point de devenir un cas symbole de la haine homophobe. Dix jours après le décès de Normunds K., grièvement brûlé dans la cage d’escalier de son immeuble de Tukums quatre jours plus tôt, les circonstances des faits qui ont entraîné la mort de cet ambulancier de 29 ans suscitent des doutes en Lettonie.

Mercredi, la police nationale a confirmé qu’elle n’avait trouvé aucune trace de l’intervention d’une tierce personne dans les faits qui se sont produits dans la nuit du 22 au 23 avril. Le colocataire du jeune homme, qui s’était blessé en tentant de lui porter secours, avait avancé la thèse d’une agression au liquide inflammable. Il avait évoqué des menaces de mort homophobes reçues quelques mois plus tôt, et une altercation survenue quelques heures auparavant avec un voisin de l’immeuble. Cette version avait rapidement fait le tour des réseaux sociaux.

La police nationale de Tukums a néanmoins fait savoir que l’enquête se poursuivait autour de la piste d’une possible incitation au suicide, sans donner de détails sur les investigations en cours, «dans l’intérêt de l’enquête». Elle a par ailleurs reconnu avoir classé en 2020 une plainte émanant de la victime.

Problèmes psychiatriques
La semaine dernière, la télévision publique LTV a rapporté que K. était poursuivi pour cinq cas d’incendies intentionnels à Riga, fin 2019 et début 2020, avant qu’il ne déménage à Tukums. Selon un magistrat, un des incidents concernait un feu dans la cage d’escalier de son habitation dans la capitale. Une expertise psychiatrique avait recommandé un suivi psychiatrique ou un internement.

Besoin d’aide?

En Suisse romande, diverses associations viennent en aide aux personnes en détresse, sans tabou ni préjugés. Leurs coordonnées se trouvent sur le site de Stop Suicide.
La ligne téléphonique 147 et le site 147.ch de Pro Juventute répondent 24h sur 24 et 7 jours sur 7 aux personnes ayant des idées suicidaires ou cherchant des informations ou un soutien sur ce thème. Un chat pour les jeunes est ouvert chaque lundi soir (19h-22h) sur 147.ch. Il est animé par de jeunes bénévoles formés, notamment sur les questions LGBT+.

À lire également