(Image d'illustration)

Fenêtres roses pour locataires gay récalcitrants

Une coopérative d’habitation d’Hanovre a été condamnée à payer 1000 euros d’indemnités à un couple d’hommes victimes d’un étrange mobbing de la part de leur bailleur.

Un couple de locataires a obtenu des indemnités de la part de sa coopérative d’habitation, après qu’elle lui a joué un assez mauvais tour. Lors de travaux de rénovation dans leur immeuble d’Hanovre, ils ont retrouvé leurs fenêtres peintes en rose pétant. «Bild» a publié la photo frappante de l’austère façade de brique d’où ressortent les deux encadrements à la couleur vive, alors que les autres sont blancs.

L’affaire s’est retrouvée devant un tribunal cette semaine, où la coopérative Gartenheim a prétendu que la peinture rose n’avait servi qu’au «marquage» des fenêtres. Les plaignants, eux, ont soutenu qu’ils avaient été punis pour avoir refusé les travaux. La cour leur a donné raison et leur a accordé 1000 euros pour «discrimination perçue de manière subjective». Les deux hommes se sont mis en quête d’un nouveau logement.

Le site Queer.de, qui relaie l’histoire, rappelle que le directeur de la coopérative n’en est pas à son coup d’essai. Il avait déjà fait parler de lui en installant entre les immeubles des sculptures controversées et en tenant des propos sexistes et xénophobes.

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