Banlieusard·e·s et fièr·e·s

La première «Marche des fiertés de banlieue» a atteint ses objectifs: celui de casser les clichés sur ces territoires et d’y visibiliser les populations LGBTQ+.

La fierté LGBTQ+ n’a pas de frontière, pas même le Périphérique. Environ un millier de personnes ont défilé dimanche à Saint-Denis, une des principales villes de banlieue parisienne, pour la première gay pride de ces territoires comptant plus de 8 millions d’habitants.

L’événement avait organisé par un groupe d’étudiants désireux d’illustrer les luttes LGBTQ+ ailleurs que dans les grands centres urbains, mais surtout d’attirer l’attention sur les discriminations multiples dont font l’objet les banlieusard·e·s, y compris au sein des manifestations LGBTQ+. «Par le fait même qu’on vit en banlieue, on est ramenés au fait qu’on est pauvres, qu’on est racisés, qu’on est immigrés», a rappelé Yanis Khames, un des organisateurs, à BFMTV.

Battre en brèche les clichés
Soutenu par la mairie communiste et des associations comme Act Up ou SOS Homophobie, le défilé s’est achevé sur le parvis de la cathédrale de Saint-Denis. Il s’est déroulé sans incident. L’occasion de battre en brèche les clichés de banlieues invivables pour les personnes LGBTQ+.

Nina, une étudiante, a raconté à France Inter n’avoir ressenti aucune hostilité lors des distributions de tracts: «J’en ai autant donné à des mamans qui avaient un voile qu’à des cadres en costard-cravate».

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