Boumaaz avant descendu et enterré le rainbow flag devant quelques journalistes et supporters, le 18 mai 2016.

Prison avec sursis pour l’élu arracheur de drapeau LGBT

Un conseiller municipal de Montpellier a été reconnu coupable d’incitation à la haine après une action symbolique antigay menée en mai 2016.

Six mois de prison avec sursis, assortis de 5 ans d’inéligibilité: c’est le verdict rendu hier par le tribunal correctionnel de Montpellier contre un conseiller municipal, Djamel Boumaaz. Le 18 mai 2016, il s’était mis en scène devant des journalistes en train de descendre un drapeau arc-en-ciel qui flottait devant de l’hôtel-de-ville, de l’arracher et de l’enterrer symboliquement.

Le maire de la ville, qui avait lui-même hissé le drapeau la veille à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, avait porté plainte, tout comme deux associations. Ils ont obtenu gain de cause: le tribunal a jugé qu’il s’agissait d’une «incitation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes en raison de leur orientation sexuelle», rapporte le «Midi Libre».

«Alerter l’opinion»
Djamel Boumaaz, élu sous l’étiquette Front national avant de rompre avec le parti de Marine Le Pen, avait expliqué qu’il voulait «alerter l’opinion publique sur le lobby gay et lesbien qui envahit les institutions, écoles et bientôt crèches». Après le jugement, il a dit «ne rien regretter» et a annoncé qu’il ferait appel, dénonçant un procès «politique». En décembre, cet admirateur de Dieudonné et de Jean-Marie Le Pen a récidivé en hissant un gilet jaune sur un des mâts devant l’hôtel-de-ville.

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