Les LGBT saint-marinais cet été à la Pride de Rimini (It), cet été. Photo: FB/Unioni Civili per San Marino

Saint-Marin ouvre ses registres aux couples gay et lesbiens

Deux ans après l’Italie, l’autre république de la péninsule a adopté à la quasi-unanimité une loi sur les unions civiles.

Un grand pas en avant pour un tout petit pays. Dans la nuit du 15 au 16 novembre, le Parlement de Saint-Marin a adopté une loi sur les unions civiles pour tous les couples, à 40 voix contre 4 et quatre abstentions. Le processus est allé beaucoup plus vite qu’en Italie (des années de lutte, pour une adoption en 2016): le texte saint-marinais est issu d’une initiative populaire lancée en décembre 2017 par des citoyens de la petite république de 33’000 habitants.

Le comité Unioni civili San Marino s’est réjoui de cette «collaboration fructueuse, où les idéologies politiques ont été mises de côté pour se concentrer sur l’objectif commun: l’égalité des droits pour tous les citoyens de la République.» Ce n’est pas fini. Une proposition d’amendement à la Constitution du micro-Etat devrait suivre dans les prochains mois, et ajouter l’orientation sexuelle aux motifs de discrimination proscrits.

Saint-Marin n’a décriminalisé l’homosexualité que très tardivement, en 2004. Le micro-Etat maintient dans d’autres domaines des dispositions archaïques, comme l’interdiction de l’avortement.

Retard
Faute probablement de mobilisation citoyenne, les petites Nations sont souvent en retard en matière de droits des minorités. Sans parler du Vatican (!), Andorre et Monaco n’offrent par exemple aucune reconnaissance aux couples de même sexe. Le Liechtenstein, par contre, a adopté le partenariat enregistré par votation populaire en 2011.

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