La Maison-Blanche va ficher la paix aux régimes homophobes

Sous couvert de «liberté religieuse», un haut responsable de l’Exécutif US a indiqué qu’il ne faudrait plus compter sur les USA pour faire pression sur les Etats africains persécutant les homosexuels.

Certes, on n’en attendait pas moins de l’administration Trump… Le directeur du Bureau de gestion et du budget de la Maison-Blanche a promis la fin des pressions américaines sur les pays d’Afrique persécutant les homosexuels. «L’argent du contribuable est utilisé pour décourager les valeurs chrétiennes dans des pays démocratiques», s’est plaint Mick Mulvaney devant une conférence consacrée à la «liberté religieuse», un rassemblement ultraconservateur qui s’est tenu à Washington du 24 au 26 juillet.

«Cela me frappait, sous l’administration précédente, que notre gouvernement aille devant des gens en Afrique sub-saharienne et leur dise: On sait que vous avez une loi contre l’avortement, mais si vous l’appliquez vous n’aurez pas notre argent. On sait que vous avez des lois contre le mariage gay, mais si vous l’appliquez, on ne va rien vous donner», a poursuivi le haut responsable, ancien élu républicain de Caroline du Sud.

Caricature
Le site de gauche Think Progress note que Mulvaney caricature à dessein la politique d’Obama en matière de droits humains dans la région. A l’époque, des menaces de réduction d’aide avaient effectivement été proférées à l’encontre de certains pays, mais en raison de projets de loi qui criminalisaient les LGBT, et non contre ceux qui interdisaient le mariage homosexuel. En Ouganda, par exemple, des pressions internationales s’étaient exercées contre un régime qui voulait faire adopter une loi rendant les homosexuels passibles de la peine de mort… projet d’ailleurs largement inspiré par des évangéliques américains.

Les implication des déclarations de Mulvaney est que Trump se désintéresse des persécutions anti-gay. Ce virage était déjà manifeste dans le récent rejet par les Etats-Unis d’une résolution des Nations unies qui condamnait l’utilisation de la peine de mort contre les personnes homosexuelles.

2 comments

Ne nous emballons pas ! Les Etats-Unis n’ont pas toujours été inclusif. Nelson Mandela lui-même fut arrêté en 1962 avec l’aide des Etats-Unis par les autorités du régime d’apartheid. En fait, c’est surtout Barack Obama qui fut un président d’une remarquable inclusivité.Quant à son successeur, je ne veux pas le connaître.

Sous couvert de «liberté religieuse», la gauche européenne nous indique qu’il ne faudra plus compter sur elle pour faire pression sur les prédicateurs musulmans médisant en terre judéo-chrétienne les acquis homosexuels. Certes, on n’en attendait pas moins d’une administration rouge-verte.

Comments are closed.

À lire également