Policiers gay espionnés par leurs collègues

Trois officiers ouvertement gay de la banlieue de Sydney ont porté plainte devant une commission de l’Etat. Leurs collègues auraient profité d’une opération antidrogue interne pour tenter de les pousser à bout.

L’Australie fait souvent figure de modèle d’intégration des LGBT dans les institutions. Mais au sein de la police de Nouvelle-Galles du Sud, il y a encore du boulot. Ainsi trois agents de la ville de Newtown, près de Sydney, ont porté plainte après avoir été la cible d’une curieuse opération antidrogue interne.

Pendant six mois, leurs communications ont été interceptées par leurs collègues, qui les ont suivis et espionnés dans des bars et soumis à des tests de drogue, rapporte SBS News. Les trois fonctionnaires, qui ne se fréquentent pas en dehors de leur travail, soupçonnent que l’opération, baptisée «Andro», les visait spécifiquement en tant qu’officiers ouvertement gay. Le compagnon d’un des policiers a subi le même traitement.

Les filatures, écoutes et contrôles réalisés par une équipe de huit personnes n’ont rien donné.

Culture d’homophobie
Ce n’est pas la seule forme de harcèlement à laquelle les trois agents ont été confrontée. Vexations, blagues et insultes étaient fréquentes au poste de Newtown. «Cette affaire s’inscrit dans une culture plus large d’homophobie qui existe, je le crois fermement, au sein du commandement local. C’est inacceptable et je veux simplement que personne d’autre ne subisse un tel traitement», explique Christian McDonald, un des plaignants, qui a entre-temps quitté la police.

Le Conseil antidiscrimination de l’Etat a jugé que les quatre plaintes étaient recevable et a ouvert une enquête visant sur la taskforce «Andro».

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