Ikea «s’aplatit» devant la loi antigay russe

L’édition russe d’un magazine de promo de la firme voit disparaître un couple de lesbiennes. Ikea explique cette censure par la volonté de «respecter la loi» contre la soi-disant propagande homo.

On avait connu le géant du meuble un peu plus courageux. Ikea a escamoté de la version russe de son magazine promotionnel l’interview d’un couple d’Anglaises, Clara et Kirsty. Dans la dernière édition d’«Ikea Live», distribué aux titualires de la carte famille, le programme de fidélité de l’entreprise, ce reportage sur ces deux jeunes femmes ouvertement lesbiennes a été remplacé par un autre article.

Au siège de l’entreprise, on explique vouloir «rester neutre» dans le débat international actuel autour de la loi contre la «promotion des sexualités non traditionnelles» édictée par le Kremlin. «Nous avons deux principes fondamentaux dans la communication que nous distribuons, explique Ylva Magnusson, porte-parole, à The Local: le premier est le design d’intérieur et le second, l’obéissance à la loi.»

Goût amer
Ikea s’est souvent illustré par des campagnes LGBT-friendly, notamment en Italie où ses visuels avaient fait du bruit. De là à défier l’énorme marché russe… Surtout quand la loi sur la soi-disant “propagande gay”, selon des sondages, fait quasiment l’unanimité.

Reste une occasion manquée qui laisse un goût amer aux associations LGBT suédoises. «C’est décevant de voir Ikea s’aplatir comme ça, a commenté Ulrika Westerlund, présidente de la Fédération suédoise pour les droits LGBT. Personne ne sait vraiment ce que recouvre cette “propagande gay” aux yeux des autorités russes. Si Ikea avait laissé l’article, cela aurait servi de test.»

3 comments

“On avait connu le géant du meuble un peu plus courageux.”
Ah bon! Quand? En retirant toutes les femmes et filles de son catalogue en Arabie?
Allons, allons…

je ne suis pas gay, mais je trouve que la démarche d’Ikéa est juste lâche. Ils sont meilleurs quand ils vendent des colliformes dans la tarte au chocolat. Le mieux est de ne plus aller chez eux…

Comments are closed.

À lire également