Monde New York

L’homosexualité pire que tous les cataclysmes, selon le leader gambien

28 sept. 2013

Yahya Jammeh, le fantasque homme fort de Banjul, a utilisé la tribune de l’ONU pour partager ses étranges obsessions, vendredi.

Débarrassé du leader iranien Mahmoud Ahmadinejad, l’arène onusienne risquait sans doute de paraître un peu ennuyeux. Heureusement, le président de la Gambie, un petit Etat enclavé dans le Sénégal, est encore là. Vendredi, à la tribune de la 68e Assemblée générale de l’ONU, le chef d’Etat a déclaré: «Les plus grandes menaces à l’existence humaine sont en fait au nombre de trois: l’appât du gain, l’obsession pour la domination mondiale et l’homosexualité sous toutes ses formes et manifestations». Cette dernière est un comportement «anti-humain de même qu’anti-Allah, alors qu’il est promu comme un droit humain par certaines puissances. Tous trois n’ont rien à voir avec le changement climatique et pourtant, ils sont plus meurtriers que toutes les catastrophes naturelles réunies.»

Devant une assistance clairsemée, Jammeh a ajouté que défendre les homosexuels équivalait à promouvoir «la fin de la reproduction et l’extinction de l’existence humaine. Nous autres Africains nous battrons pour mettre fin à ce comportement dans nos pays. Nous n’accepterons jamais un programme imposé par les anciennes puissances coloniales» en faveur des personnes LGBT.

Guérisseur
Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat il y a 19 ans, Yahya Jammeh est coutumier des délires homophobes. En 2008, il avait ordonné aux gays et aux lesbiennes de quitter son pays sous peine d’être décapités. Cette année, il en avait remis une couche, promettant «la prison de femmes» aux touristes gay qui s’aventureraient en Gambie. Par ailleurs, il se proclame guérisseur et prétend avoir guéri le sida avec une cure à base d’herbes et de bananes.

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