Crimes de haine: pas d’embellie pour les gays

Le FBI a publié lundi ses statistiques pour 2011 des «hate crimes». Les incidents visant des minorités et allant du vandalisme au meurtre étaient en baisse. Mais les gays et lesbiennes ont rapporté davantage d’agressions.

Le Bureau a noté un baisse de 6% des actes rapportés aux autorités. Mais la décrue n’est pas au rendez-vous pour toutes les catégories. Le nombre d’incidents à caractère raciste a décru, même s’ils représentent plus de la moitié des cas. Par contre, ceux visant les personnes gay et lesbienne ont légèrement augmenté. Pour la première fois, ils représentent les deuxièmes cibles les plus visées (20,8%), devant les groupes religieux (19,8%), les minorités ethnique et nationale (11,6%) et les personnes atteintes d’un handicap (0,9%).

Sur les quatre meurtres classés par le FBI comme «hate crimes» en 2011 aux Etats-Unis, trois visaient des hommes gay. Proportionnellement, les minorités sexuelles ont aussi rapporté davantage d’agressions physiques (47.2% des cas) que les victimes d’actes racistes, antisémites ou islamophobes. Rappelons que ces statistiques sont toutefois critiquées: elles sous-évalueraient les atteintes commises contre les catégories les plus marginales de la population, peu enclines à se tourner vers les autorités.

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