Monde

Pendant l’Euro 2012, la répression continue

C’est décidément une triste fête du football qui s’ouvre demain vendredi en Ukraine. Kiev s’apprête à museler son mouvement homosexuel, cible de la violence d’extrême droite.

Coorganisatrice de l’Euro 2012 avec la Pologne, l’Ukraine est déjà montrée du doigt pour le traitement réservé à l’opposante Ioulia Timochenko et pour la relative impunité dans laquelle agissent des groupes néonazis, entre autres. Kiev prévoit maintenant de réduire au silence les organisations lesbiennes, gay, bi et trans. A l’instar des textes adoptés dans différentes villes et régions russes, la Loi 8711 vise à «protéger» la jeunesse contre les militants des droits des personnes LGBT. Elle devrait être votée d’ici à deux semaines – soit après la fin de l’Euro 2012 – sans avoir jusqu’ici soulevé d’opposition. Le 20 mai dernier, des dizaines de néonazis avaient attaqué des personnes LGBT venues présenter aux médias la première Gay Pride du pays. La presse internationale avait filmé le passage à tabac du militant Svyatoslav Sheremet. Malgré une condamnation de façade des violences par le gouvernement, la marche avait été annulée.

Le réseau AllOut en appelle à la chancelière Angela Merkel pour qu’elle condamne publiquement la répression homophobe au nom de l’Allemagne, partenaire commercial clé de l’Ukraine. L’ancien footballeur ouvertement gay Marcus Urban s’est joint à l’appel. AllOut a également lancé une pétition en ligne adressée au président Victor Ianoukovytch. Jeudi matin, elle avait déjà récolté près de 73’000 signatures.

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7 juin 2012   Thèmes: Étiquettes : , , ,

1 comments

Apparemment, être d’extrême droite et vénérer un pourri qui a tué des millions de personnes c’est autorisé. Pfff… A vomir…

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