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Rick Santorum, l’électrochoc des gays américains

Au lendemain de son abandon, l'ex-prétendant à l'investiture républicaine est «salué» par des observateurs gay. Sa campagne homophobe aura eu le mérite de mobiliser le mouvement LGBT déçu par Obama.

Annoncé hier, le retrait de Rick Santorum de la course à l’investiture républicaine a été accueilli avec un soupir de soulagement par de nombreux gays et lesbiennes américains. Le candidat ultraconservateur, catholique fervent, avait fait de la lutte contre l’homosexualité – selon lui comparable à la zoophilie et au terrorisme – un de ses thèmes de prédilection. De même, on ne comptait plus ses dérapages sur d’autres thèmes, comme le rejet de l’avortement même en cas de viol («l’enfant reste un cadeau de Dieu»), le réchauffement climatique («Parlez-en aux plantes!»), les minorités raciales («Je n’ai aucune intention d’améliorer la vie des Noirs») ou sur l’éducation… Malgré tout cela, il a réussi à s’assurer un triomphe dans plusieurs Etats et à s’ériger en outsider pour la Maison Blanche.

Terrifiant, mais pas si négatif en fin de compte. Dans le «San Francisco Chronicle», la directrice politique du National Center for Lesbian Rights estime que le fait de voir autant de citoyens se rallier aux thèses ahurissantes de Santorum aura constitué un électrochoc: «Rien ne peut mobiliser comme les attaques au vitriol jeté d’un aussi haut niveau dans un grand parti», explique Maya Rupert.

Une place dans un cabinet républicain
Les gays au sein du Parti démocrate sont également plutôt satisfaits de l’effet repoussoir généré par la candidature de l’ex-sénateur de Pennsylvanie. Gloria Nieto, des Stonewall Democrats, note que le mouvement LGBT a longtemps été «hypercritique» vis-à-vis du président Obama, notamment sur sa tiédeur face à l’ouverture du mariage à tous les couples. «Mais ils ont réalisé que Santorum était un type pour lequel les gens étaient prêts à voter en grand nombre et qui pourrait avoir un impact sur nos vies.» De bon augure pour la bataille présidentielle de novembre. Même si les analystes s’attendent maintenant à un virage vers les «valeurs familiales» du jusqu’ici modéré Mitt Romney. Suite de l’abandon de son principal rival, le milliardaire mormon devrait tendre la main vers l’électorat rural et chrétien fondamentaliste. Et qui sait, offrir une place de choix à Santorum dans un futur gouvernement.