Daniel Seger, de FLAY, porté en triomphe à Schaan (FL) par ses camarades du comité pour le Oui au partenariat enregistré. Image: Liechtensteiner Volksblatt.

Ça y est, le Liechtenstein fête son «pacs»!

Les gays et lesbiennes du Liechtenstein tiennent enfin leur reconnaissance. Au nez et à la barbe de l’Archevêché, le peuple de la principauté a plébiscité le partenariat enregistré à une majorité écrasante de 68,8%.

La joie a éclaté hier à Schaan, au QG de FLAY, l’association gay-lesbienne du Liechtenstein. Les homosexuels de la principauté fêtait l’acceptation par référendum du partenariat enregistré pour les personnes de même sexe. La loi a été littéralement plébiscitée, avec 68,8% des voix et une participation massive de plus de 74%. Au micro d’une télé locale, le président du groupe LGBT, Daniel Seger s’est dit «stupéfait d’un résultat aussi net. Cela montre clairement, que le peuple ne se laisse pas impressionner, ni guider par des arguments fallacieux.»

L’issue du scrutin paraissait pourtant indécise. Le précédent du vote suisse sur un texte semblable, en 2005, avait donné des résultats contrastés. Plusieurs cantons catholiques, dont certains voisins du Liechtenstein, avaient rejeté le partenariat enregistré. Mais six ans plus tard, les citoyens du la petite principauté ont ont, eux, confirmé la décision de leur parlement national. Ce dernier avait, en mars, adopté le texte à l’unanimité.

Mgr Haas peut manger sa mitre
En revanche, c’est un désaveu sans ambiguïté des milieux chrétiens fondamentalistes qui avaient lancé une initiative contre une loi «destructrice de la famille». Ils avaient mené la bataille avec le soutien tacite de l’Eglise. L’archevêque de Vaduz (et ancien prélat de Coire), l’ultraconservateur Mgr Haas, avait qualifié la réforme de «scandale».

Le partenariat enregistré liechtensteinois qui, comme son homologue suisse exclut tout recours à l’adoption et à la procréation assistée, entrera en vigueur le 1er septembre prochain.

1 comments

Bravo aux lichtensteinois! Quand on se souvient qu’en 2005, les grandes villes suisses plafonnaient à 63-64%, il y a de quoi être jaloux… ou simplement mesurer les progrès accomplis en six ans

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