«Affaiblir la famille? Non au partenariat enregistré»: l'affiche des anti-pacs Vox Populi, qui orne les rues liechtensteinoises. Il n'est pas exclu qu'elle ait été jugée trop explicite dans les propres rangs de ce groupe ultraconservateur...

Moment de vérité, ce dimanche, pour les homos du Liechtenstein

Les 15 000 électeurs de la principauté sont appelés aux urnes pour trancher sur l’instauration d’une union civile pour les personnes de même sexe.

La campagne fait rage dans la minuscule et prospère principauté coincée entre la Suisse et l’Autriche… même si ce n’est que par courrier des lecteurs interposé dans les colonnes de la presse locale, parfois dans des termes très vifs. Autre signe de tension: des affiches des opposants à la loi ont été déchirées ou maculées ces derniers jours. L’association LGBT locale FLAY, qui défend le texte avec de très modestes moyens, a condamné ces actes, et rappelé qu’elle aussi avait vu ses affiches détruites par des inconnus, en 2009.

Semblable aux dispositions suisses en vigueur depuis 2007 (qui excluent le recours à l’adoption et à l’insémination artificielle), le loi liechtensteinoise sur le partenariat enregistré pour les personnes de même sexe semblait pourtant bien partie. Le texte avait été adopté à l’unanimité par le Parlement national en mars dernier. Il avait même reçu la bénédiction du prince régent Alois. Jusqu’à ce qu’une initiative contre cette loi soit déposée par un groupe nommé Vox Populi. Ce parti fantôme, derrière lequel se dissimulerait le diocèse de Vaduz, a récolté en un temps record les 1000 signatures nécessaires au passage de la loi devant le peuple.

Rares sont les observateurs qui se risquent à des pronostics. On attend, dans tous les cas, «un résultat serré» dimanche soir à Vaduz.

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