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Un rappeur qui kiffe les keums

Le premier rappeur gay francophone, subtilement appelé Gros K-Libre, impose son flow et sa préférence dans «Coming Out».

C’est une première dans l’univers rap français et qui pourrait bien, comme aux Etats-Unis, inauguré un nouveau mouvement. Le rappeur au nom évocateur, Gros K-Libre, décide de dézinguer tous les poncifs du gangsta rap en faisant son coming out dans un clip assez drôle et réussi. Celui qui veut représenter les «gays du ghetto mais les autres aussi» est effectivement devenu instantanément le «roi du hip hop gay», comme il le proclame. Tout du moins dans les sons francophones qui, mis à part le déjanté «J’aime trop ton boule» de Fatal Bazooka et l’excellent «Désolé» de Sexion d’Homo, mélangent encore difficilement la galaxie testostéronisée du rap et le monde gay.

De l’autre côté de l’Atlantique, Deadlee avait lancé il y a trois ans la première tournée de rappeurs gays et lesbiennes, rencontrant un soutien certain de grands noms de l’industrie. Il s’était notamment engagé aux côtés de Kanye West dans la lutte pour les droits LGBT. Il faut dire que de nombreux rappeurs, à l’instar d’Eminem, affichent aujourd’hui des positions bien plus tolérantes vis-à-vis de l’homosexualité. Et l’irruption de ce nouveau type d’artistes y est incontestablement pour quelque chose. D’autant plus qu’ils touchent un public différent que la plupart des autres initiatives LGBT «mainstream» qui, comme l’a rappelé avec fracas Judith Butler durant la CSD de Berlin, demeurent très blanches et bourgeoises.

2 thoughts on “Un rappeur qui kiffe les keums

  1. un cas isolé choisit de faire son coming-out et de critiquer vivement l’homophobie persistante dans le milieu rap.

    j’espère qu’il a un bon service d’ordre , j’imagine que certains le butteraient à bout portant , si ils le pouvaient.

    j’ai une amie qui est institutrice , dans sa classe d’ados , il y a 70% de rappers et rappeuses .
    un jour , elle a lancé un débat sur l’homosexualité , les jeunes de la classe sont devenus hyper-agressifs , et les réponses étaient : faut tous les buter ces sous humains , alors voilà…

    je ne vois qu’une periode ou le rap était encore sociable , c’était à la fin des années 70 – début 80 , avec des groupes comme : Sugar Hill Gang , Grandmaster Flash.

    mais après 1992, est apparu le gangsta-rap et c’est à partir de là que : haine , machisme , frime , violence , homophobie , sont devenus les mots d’ordre .

    et d’ailleurs , voici un parfait exemple de cette mentalité lamentable à laquelle adhérent les plus jeunes d’aujourd’hui :

    http://www.youtube.com/watch?v=JgMgCq3_CDM&feature=player_embedded

    triste , hein ?

    mais pour conclure dans la positivité , voici un bon vieux Sugar Hill Gang , du temps ou le rap avait encore un visage humain :

    http://www.dailymotion.com/video/xldzt_sugar-hill-gang-rappers-delight_music

    et bonne semaine à tous.

  2. Bon bon bon…

    L’initiative est bonne, très bonne ! Je suis moi-même gay et fan de Hip Hop et ai rappé pendant quelques années. (J’ai même eu un petit encart dans 360, merci encore ! ^^)

    Mais j’ai plusieurs petites inquiétudes vis-à-vis de ce « gros K-libre » qui sont clairement « imbriquées les unes dans les autres » (désolé pour ceux qui ont l’esprit mal tourné :-p)

    C’est artistiquement très limité :

    le « flow » (manière de le texte est dit, débit, placement des syllabes par rapport au rythme) et me fait pensé au mauvais rap fait par des chanteurs pops en France dans les année 80.
    Le « beat » (musique) est carrément du déjà vu dans le Hip Hop « main stream » et commercial… En encore moins bien…
    Le texte est d’une nullité sans nom en terme de forme (rimes, sonorités, etc…)

    Ce qui amène selon moi deux problèmes :

    1. Les jeunes rappeurs des cités… ou pas ! (nos petites racailles suisses ne vivent pas dans les cités) risquent d’amalgamer encore plus les homos à quelque chose de négatif… Car ce rappeur gay n’assure pas pour un rond !

    2. Le manque de connaissance flagrant du rap de la part de gros K-libre me fait soupçonner un coup commercial. Mettant en avant une singularité (qui ne l’est déjà plus) d’être un rappeur gay francophone pour créer du buzz autour de son titre… Ce garçon n’est certainement pas un rappeur ni même quelqu’un qui aimait le rap à l’origine ! Et là, mon étique d’ancien « artiste » de rap ET mon étique de gay me fait carrément rejeté l’utilisation commercial de la jonction des deux car il n’y a carrément pas l’appui de la qualité !

    Voilà, tout ça, c’est dit.

    Lionel

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