Lucas Hedges (Conley) et Nicole Kidman (Martha, sa mère).

On va te soigner mon fils

Réquisitoire contre les pseudo-thérapies de conversion, le très attendu «Boy Erased» sort mercredi sur les écrans.

Fils de pasteur, Jared vit dans une petite ville américaine. Alors que ses parents découvrent son homosexualité, le jeune homme de 19 ans se trouve face à un terrible dilemme. Soit il suit un programme de thérapie de conversion, soit il sera rejeté pour toujours par sa famille, ses amis et sa communauté religieuse.

Cette histoire vraie est celle du courageux combat d’un jeune homme pour se construire, alors qu’on remet en question ce qu’il est. Garrard Conley s’en est emparé pour un roman. En l’adaptant, le réalisateur Joe Edgerton revient sur ces traitements aliénants imposés aux ados gay. L’intrigue, portée par les excellents Lucas Hedges, Nicole Kidman et Russel Crowe, pourrait aujourd’hui sembler dépassée. Pourtant cette volonté de réorientation sexuelle reste relativement répandue aux Etats-Unis.

En effet, certaines familles continuent à envoyer leurs enfants dans ces centres atterrants pour un temps indéterminé, dans le but de soigner ce qu’ils persistent à considérer comme une redoutable maladie. Avec cette idée qu’on ne naît pas homosexuel mais qu’on le devient, de trop nombreux jeunes gens sont ainsi cruellement forcés de nier leur véritable identité.

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