Netflix coupe le micro à «Super Drags»

Le dessin animé brésilien qui fait pousser les hauts cris aux conservateurs ne connaîtra pas de deuxième saison, a annoncé la plateforme six semaines seulement après le lancement de la série.

Elles étaient arrivées sur les écrans le mois dernier dans un tonnerre de paillettes et une explosion de couleurs, et voilà déjà les superhéroïnes de la communauté LGBT qui s’en vont sur la pointe des pieds… La série d’animation brésilienne «Super Drags» ne sera pas reconduite pour une deuxième saison, a indiqué cette semaine la plateforme Netflix. Les aventures de Patrick, Donizete et Ralph, alias Lemon Chifon, Scarlet Carmesim et Safira Cyan, prendront donc fin après cinq épisodes seulement.

Netflix avait lancé la série le 9 novembre dernier dans le monde entier. Au Brésil, la production avait déclenché une levée de bouclier du côté des milieux conservateurs, qui insinuaient que «Super Drags» avait pour but d’«attirer les enfants vers l’homosexualité». Même la Société brésilienne de pédiatrie y était allée de sa critique, bien que la série soit réservée aux plus de 16 ans et explicitement libellée «pour adultes», comme «BoJack Horseman» ou «Big Mouth» par exemple.

«Super Drags» vs «Drag Dragons»
Comme le remarque le «Diario do Pernambuco», l’abandon précipité du projet coïncide avec une plainte pour plagiat lancée par le dessinateur Wil Vasque. Ce dernier accuse les créateurs de «Super Drags», Anderson Mahanski, Fernando Mendonça et Paulo Lescaut, d’avoir copié sa propre production, «Drag Dragons», créée en 2010.

Netflix a démenti que l’arrêt de la série soit lié à des pressions ou au procès intenté par Wil Vasque. La série n’aurait, simplement «pas obtenu une audience aussi grande que nous l’espérions»: «Nous restons très fiers de cette production et reconnaissants envers nos partenaires de Combo Estúdio. «Super Drags» restera dans notre service ces prochaines années, diffusant son message d’amitié et de tolérance.»

«Drag Dragons»:

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