Un amour pas très kasher

Un boucher, père de famille, qui tombe éperdument amoureux d’un jeune apprenti. La situation n’est déjà pas banale.

Mais quand l’aventure se déroule dans la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem, sous le poids écrasant des rouleaux de la Torah et du Talmud, qui règlent chacun des gestes des protagonistes, il s’ouvre alors un gouffre de désir sans nom.
On aurait pu craindre de ce mélange impur de sexe et de viande une dénonciation manichéenne du fondamentalisme religieux ou (pire?) une énième «coming out story» exotique et érotique destinée à l’usage exclusif du public gay des vidéo-clubs. Heureusement, il n’en est rien. S’attachant à ses personnages avec une rare empathie, Tu n’aimeras point est un premier film fascinant, très loin du mélo ou de l’anthropologie, qui rappelle, par sa beauté et sa richesse, Kadosh, le très beau film d’Amos Gitaï (1999).

Tu n’aimeras point (Einayim Pkuhot), de Haïm Tabakman. Dès le 11 novembre sur les écrans romands. www.looknow.ch

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