De g. à dr. et de haut en bas: «Ni d'Eve ni d'Adam», «The Favourite», «Mario», «Leitis In Waiting», «A l'orée» et «The Miseducation of Cameron Post».

Everybody’s Perfect, dix jours de cinéma et de fêtes

Performances, conférences, tables rondes et expositions complètent le programme cinéphilique du festival genevois qui démarre vendredi. Désormais sous une nouvelle direction, il deviendra annuel.

Grand rendez-vous socioculturel genevois, Everybody’s Perfect est de retour dès vendredi. Articulé autour des grands sujets liés aux minorités LGBTIQ, le festival propose une soixantaine de films, dont cinq séances thématiques de films courts et une trentaine de longs métrages. Entre fictions et documentaires, ces derniers viennent en grande partie des Etats-Unis, mais également d’Angleterre, d’Inde, d’Afrique du Sud, du Kenya, du Canada, de Belgique, de France ou de Suisse.

Beaucoup seront montrés en présence de leurs réalisateurs, scénaristes, producteurs ou comédiens. Impossible de tous les citer ici. Outre «Girl» du Belge Lukas Dhont et «Sauvage» du Français Camille Vidal Naquet, nous en avons notamment retenu trois, dont une avant-première: «The Favourite», du Grec Yorgos Lanthimos. L’auteur de «The Lobster» et «Mise à mort du cerf sacré» s’est attaqué cette fois à une œuvre en costumes se déroulant au début du XVIIIe siècle. Durant le règne d’Anne, dernière reine des Stuart, les femmes de la cour s’opposent dans une course au pouvoir, au milieu d’un triangle amoureux formé d’Olivia Colman, Rachel Weisz et Emma Stone. Jubilatoire.

Entre Kenya et Suisse
A découvrir par ailleurs «Rafiki», de la réalisatrice kényane Wanuri Kahiu. D’abord totalement interdit dans son pays, puis autorisé à être diffusé pendant sept jours à la grande joie de son auteur, il raconte avec pudeur mais sans ambiguïté la rencontre de deux lycéennes que tout semble opposer. Un simple regard va les faire basculer. Pourtant, dans une société aussi conservatrice, les deux adolescentes devront choisir entre passion et sécurité.

De son côté le Suisse Marcel Gisler ose, avec «Mario», une love story gay dans le foot d’élite helvétique. Sur le chemin de la première équipe des Young Boys, Mario tombe amoureux d’un coéquipier, le beau et sexy Leon arrivé d’Allemagne. Les deux amants tentent de se cacher, mais l’histoire ne tarde pas à faire le tour du club. La carrière de Mario est en en danger. En même temps, il ne veut pas perdre Leon. Mais il y a les sponsors, les fans. Un coming-out nuit à la valeur marchande d’un joueur. La pression s’intensifie sur Mario…

Des performances, des conférences, des tables rondes, des ateliers, des expositions, une vente aux enchères et bien sûr des fêtes complètent le menu copieux de ce festival qui, désormais sous une nouvelle direction, changera de rythme en devenant annuel.

Le X dans tous ses états

Expérimental, poétique, gastronomique et humoristique, le porno dans ses réinterprétations les plus surprenantes se fera une petite place dans le festival lors de deux soirées de courts-métrages, samedi 13 et lundi 15. A l’issue de la première, une table ronde réunira les réalisateurs Charles Lum (« Davy & Goliath ») et Jean-Baptiste Huong (« A l’orée ») autour de la question «Comment le porno façonne attentes et expériences sexuelles gay?».

On y danse aussi

Après de délicieuses heures de projections, les cinéphiles de Everybody’s Perfect auront bien besoin de se dégourdir les jambes. C’est pourquoi le festival sera aussi ponctué de fêtes. Ça commence vendredi 12, avec la soirée d’ouverture au Grütli. Le lendemain, c’est 360° Fever qui prend le relais avec 36mm à la Gravière. Vendredi 19, place à la Lesboat Party de Lestime, soirée en non-mixité choisie, à l’Athénée 4, avant une fiesta surprise pour la clôture du festival samedi 20.

» Everybody’s Perfect Genève, du 12 au 21 octobre aux Cinémas du Grütli. Programme complet sur everybodysperfect.ch

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