Le golden boy gay de Hollywood

Icône gay secrète des décennies 50 et 60, Tab Hunter est décédé dimanche en Californie. Il avait tourné dans une cinquantaine de films.

Il en aura fait fantasmé des filles – et des garçons aussi. Légende de l’Hollywood des années 1950-1960, l’acteur et chanteur Tab Hunter est mort dimanche dernier à Santa Barbara, en Californie. Il avait 86 ans. Souvent cantonné aux seconds rôles de golden boys et autres surfeurs blonds et bronzés au sourire pepsodent, Hunter s’est imposé très tôt comme un icône auprès de la communauté gay. Il n’a dévoilé son homosexualité que sur le tard, dans une autobiographie de 2005, évoquant sa relation amoureuse avec la star de «Psycho», Anthony Perkins, ou le patineur artistique Ronnie Robertson.

Son orientation était, de fait, un secret de polichinelle depuis son arrestation, au milieu des années 1950, au cours d’une «soirée pyjama pour mous du poignet», comme l’avait rapporté perfidement un tabloïd de l’époque. Mais son studio, Warner Bros, avait passé l’éponge. «Je faisais beaucoup d’argent pour eux. Alors tant que je ne détruisais pas l’image qu’il créaient…» avait-il expliqué dans une interview de 2015.

Casser l’image
Hunter jouera le chouchou de ses dames dans nombre de films comme «Le renard des océans», «Cette satanée Lola» ou «Le cri de la victoire». Après une traversée du désert dans les années 1970, il finira par casser son image en acceptant un rôle dans «Polyester» de John Waters (1981), face à Divine, dont il deviendra un ami. «Une des meilleures expériences de cinéma que j’aie vécu», a-t-il commenté.

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