L'humeur de Dr. Hazbi

Une d’ces couches!

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Couche #27: S’il y a un truc qu’il faut comprendre, c’est qu’à la base de toutes les discriminations, il y a la soif de pouvoir et l’envie d’accumuler les richesses. Les mecs, au tout début, ils ont vu qu’ils pouvaient s’accaparer le surplus des récoltes, alors ils ont sorti la carte de la misogynie. Ils ont vu qu’ils pouvaient faire plus en allant coloniser d’autres endroits? Ils ont déballé le racisme. Et puis, vu qu’on commence à devenir pas mal riches, est-ce qu’on ne rajouterait pas une couche supplémentaire de classisme? Et les queers, ils font tout mieux que nous, alors on devient activement queerophobes.
Donc, quand on dit qu’on veut combattre les discriminations, il faut atténuer cette soif de pouvoir. Il nous faut soit changer notre paradigme vers un monde porté sur la coopération et l’entraide, soit jouer la carte de la compétition et obtenir autant de pouvoir qu’eux. Ou peut-être les deux en même temps, en fait.

#28: J’ai souvent pensé que la campagne pouvait être plus hostile pour les personnes queers. Mais honnêtement, j’ai été surpris∙x en bien. Personne ne me fait de commentaire sur mon maquillage, les caissier∙e∙x∙s ne scrutent pas mon vernis quand je tends ma main pour payer avec la carte. Je pensais que le genre allait poser beaucoup plus problèmes que ça.

#29: Le fait que j’ai été diagnostiqué∙x haut potentiel et sur le spectre autistique à 7 ans a fait que ma neuroatypie a laissé moins de place à l’éducation de la masculinité pendant mon enfance. J’étais de base la personne bizarre et ça m’a permis de me défaire de certaines attentes virilistes de mon entourage. Pas si étonnant que ça, quand on voit les corrélations de certaines études entre la neuroatypie et un genre non conforme.

Dr. Hazbi est enseignant·x universitaire, artiste, hôtesse et politicien·x. Son téléphone est bourré de réflexions qu’iel s’empresse de retranscrire, couche par couche.