Votre parcours commencera invariablement par une psychothérapie avec un médecin spécialisé en la matière, qui durera au minimum deux ans si vous n’avez pas encore entamé de démarches. Cette thérapie est obligatoire pour, d’une part, vous préserver d’une erreur de diagnostic et d’autre part, pour vous assurer qu’il s’agit bien d’une problématique transsexuelle et non pas d’une autre identité ou orientation sexuelle comme le transvestisme ou l’homosexualité, par exemple ; ou encore de troubles psychiques lourds tels que la schizophrénie ou la paranoïa.
Au cours de votre thérapie, lorsque vous aurez réellement pris conscience des modifications tant physiques et psychologiques que sociales que le changement de sexe vous apportera, vous entamerez alors la seconde phase du traitement :
la prise d’hormones féminines ou masculines suivant votre orientation.
Il est très important que vous sachiez que le traitement hormonal est irréversible après six mois lorsque les testicules et les ovaires s’atrophient, que la pilosité augmente et que la voix se modifie (pour les femmes devenant hommes), que la poitrine se développe.
Vous commencerez alors à vivre dans le sexe opposé en vous habillant comme tel/le, en vous comportant comme tel/le, ce qui vous amènera, si vous le souhaitez toujours et que cela s’avère réalisable, à l’opération.
- Pour les hommes qui deviendront des femmes, l’opération consiste à pratiquer l’ablation de l’appareil génital externe mâle et à la reconstruction d’une vulve et d’un vagin.
Après l’ablation des testicules et du corps caverneux, le ” néo-vagin ” est tapissé par la peau du pénis. Les grandes lèvres sont obtenues à partir du scrotum et le ” néo-clitoris ” a pour origine la muqueuse du gland dont l’artère principale et le nerf ont été conservés.
L’opération dure au minimum entre quatre et cinq heures.
- Pour les femmes qui deviendront des hommes, l’opération consiste à pratiquer l’ablation de la poitrine dans un premier temps ainsi qu’à celle de l’appareil génital féminin interne, ou ” hystérectomie ”
Puis par la suite, à la construction du pénis, ou ” phallo plastie “, qui est réalisée par autogreffe de tissus prélevés sur l’avant bras, incluant, des veines et les nerfs cutanés qui sont reliés aux nerfs génitaux pour obtenir une sensibilité comparable à celle d’un pénis originel.
Les lèvres sont cousues afin de créer un ” néo-scrotum “, qu’il est ensuite possible de remplir de prothèses en silicone.
Il faut compter au moins huit ou neuf heures pour cette intervention qui mobilise plusieurs chirurgiens expérimentés.






