Stéphane Lambiel (au centre), accompagné de Johnny Weir (à dr.), lors d'une compétition au Canada, en 2006. Photo Wikimedia / Caroline Paré everythingskating.com

«Les toreros aussi ont des tenues bizarres, et on ne leur demande pas s’ils sont gays»

L’ex-champion valaisan Stéphane Lambiel ne voit pas pourquoi on pose toujours les mêmes questions aux patineurs, et jamais aux matadores.

Quelques jours après le coming-out de l’Australien Johnny Weir, le journaliste de la «Berner Zeitung», n’a pas pu s’en empêcher. L’occasion était trop belle de demander à Stéphane Lambiel – avec toute l’hypocrisie qui sied à ce genre d’exercice – s’il n’était pas énervé par le fait que les patineurs soient constamment considérés comme des homosexuels. Réponse prévisible de l’Octodurien (que l’on imagine accompagnée d’un soupir las): «Non, pas vraiment. Les préférences sexuelles sont une affaire privée. Elles n’ont rien à voir avec le sport.» Il confie toutefois que sa mère pensait que le patinage artistique était pour les «demoiselles graciles». «J’ai suivi quelques corridas au Portugal. Les toreros sont là-bas considérés et honorés comme des hommes forts», poursuit l’ex-champion de 25 ans, «alors qu’ils portent eux aussi des costumes bizarres et multicolores. Mais ils ne vient à l’idée de personne que certains d’entre eux soient homos.»

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