La Serbie à l'heure homosexuelle

Belgrade se prépare à accueillir la Gay Pride dimanche prochain, après une première édition marquée par plusieurs actes de violence il y a huit ans de cela. Un test important pour la Serbie qui aimerait intégrer l’UE.

La manifestation homosexuelle qui se déroulera dans les rues de la capitale serbe dans une poignée de jours constituera un test important pour la Serbie. Les traces laissées par les violences qui ont émaillé la précédente édition sont encore dans tous les esprits. Et, pour un pays qui ambitionne d’intégrer l’Union Européenne, l’enjeu est de taille. En effet, si la responsable de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe a salué les dispositifs mis en oeuvre par les autorités serbes pour « assurer un environnement sûr pour les participants » à la Gay Pride, cette dernière souligne souligne que « davantage devait être fait face aux voix extrémistes qui continuent d’appeler à la haine et à l’intolérence dans ce pays ».

L’année dernière, un comité avait tenté d’organiser une parade qui avait dû être annulée à cause des menaces provenant de groupes ultra-nationalistes. Afin de changer l’image de son pays, la Ministre des Droits de l’Homme a assuré qu’elle participerait à cette édition en compagnie de deux autres collègues. Ce qui n’a pas empêché l’organisation d’extrême droite Dveri de prévoir une contre-manifestation le samedi, cette dernière espérant convaincre le gouvernement qu’il faut absolument interdire le rassemblement gay et lesbien. En outre, des affiches d’un autre groupe de la même trempe a prévenu les participants que les choses risquent bien d’être tendues à l’aide du slogan choc et violent « on vous attend ».

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